‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 125 sur 743 · COMPTE. — COMPTER · texte numérisé non relu

COMPTE. — COMPTER

mon nom est assuré de passer jusqu'à elle dans cette lettre incomparable, il me seroit honteux qu'il y passât avec cette tache et qu'on pût à jamais me reprocher d'avoir compromis de ma réputation. (Le Cid, Avertis*.)

COMPTE, avoir son compte, obtenir ce que l'on désire :

Puisque y aurai mon compte, il m'importe fort peu

Si la coquette agrée ou néglige son feu. (La Veuve, v, 3.)

— trouver son compte dans, trouver son profit dans :

Enfin qu'il aime, dupe, enlève, feigne, abuse,

Je trouve mieux que lui mon compte dam sa ruse. [La Veuve, vt 2.)

— Dans un sens anal., voir son compte :

Ëraste après deux ans n'y voit pas mieux ton compte. (Mèl., m, 4.)

— faire trop de compte de, estimer à un trop haut prix :

Que Votre Majesté, sire, épargne ma honte.

D'un si foible service elle fait trop de compte. [Le Cid, î, 8.)

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