‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 126 sur 743 · NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE · texte numérisé non relu

NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE

Quand je m'en veux défaire, il est parfait amant, Quand je veux le garder, il n'en fait plus de compte. Et n'ayant pu le perdre avec contentement,

Je le perds avec honte. (La Gai. du Pal., in. 10.,

La locution faire compte se variait autrefois bien plus qu'aujourd'hui; ainsi on disait :

D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. (Rac, AinaL, m, 4.) Je suis extrêmement étonné du peu de compte que Madame a témoigné jusques ici faire des bons avis que le roi et ses plus confidents serviteurs lui ont donnés. (Richel., Lea., à M. Hemery.)

— a ce compte, comme à ce compte-là, employé dans le style noble aussi bien que dans le style comique :

A ce compte c'est fait. (Ut Ycuve, i, 4.)

Ton humeur, à ce compte, est un peu tyran nique. (tbid , v, 7.)

Amarante, à ce compte, est hors de ta pensée? (La Suiv., v, 1.)

Je les ai subornés contre vous, à ce compte? (/Vicom., m, 7.)

COMPTER entre, mettre au nombre de :

Comptes-tu mon esprit entre les ordinaires? (La PI. Boy., r,4.)

— compter a, compter comme, regarder comme :

Si tu peux l'affranchir de cette lâcheté

Dont l'esclavage volontaire Cherche à leur agréer avec avidité, Et compte à grand malheur celui de leur déplaire, Tu jouiras alors d'une profonde paix. (Imiu, m, 28.)

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