‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 130 sur 743 · METTRE DES SECRETS EN BONNE CONFIDENCE · texte numérisé non relu

METTRE DES SECRETS EN BONNE CONFIDENCE

J'avais mis mes secrets en bonne confidence. (Perth., iv, 2.)

C'est-à-dire : Je les avais confiés en bon lieu.

— avec confidence, comme en confidence ;

Je te dirai bien plus, mais avec confidence:

La secte des chrétiens n'est pas ce que l'on pense. (Pol.t iv, 6.)

CONFIDENT, qui est dans la confiance, en qui l'on a une intime confiance :

Maxime est comme moi de ses plus confidents. {Cin„ i, 4.)

On trouve très-fréquemment confident employé adjectivement dans ce sens :

Accompagné seulement de cinq ou six de ses plus confidents serviteurs. (Pasu., Rein., vin, 28.)— Qu'il deppute quelqu'un des siens qui luy soit confident. {Lut. miss, de Henri IV, t. iv, p. 49.)— Tous prennent part à vos intérêts plus que vos parents les plus tendres, plus que vos amis les plus confidents. (Boss., Serm. pour ta fête des saints anges yard., h. ) — S'en ouvrant lui-même à ses plus confidents unis. (Bourd., Orais. fun. de Coudé, u.) — Prélat que ce héros a distingué entre ses plus chers et ses plus confidents amis. (Id., ibid., m.) — Quand Henri second renouvela les desseins d'Italie, le plus confident serviteur qu'il en eut fut Pierre Strozzi. (Nauoé, Le Masc, in-4°, p. 368.) - La grande alliance fut très~sei»ibiement touchée de cette perte; mais elle se trouva si bien cimentée, que l'esprit de Guillaume continua de l'animer, et Heinsius, sa créature la y\ia confidente, élevé par lui au poste de pensionnaire de Hollande, le perpétua. (St.-Sim., Ném., n.) t. m, c. 24.) — Ptolomée étoit devenu un des plus confidents ministres de ce roi. (Gomberv., Cyth., 2e p., n.)— Elle me rendit auprès de lui, par les personnes qui lui éloient confidentes, toutes sortes de mauvais offices. (Arn. d'Andilly, Mém.)

— Je ne doute point que M. d'Épernon et M. de La Valette ne fassent leur devoir, mais je vous supplie y envoyer une personne confidente, qui puisse les y fortifier. (Rien., Lett., à La Valette, -21 nov. 1636.) — 11 se servit pour cet effet du vicaire général des Augustins, qui lui était \r es- confident. (Retz, Mém., m, 1652.)

— On ne pouvoit se tromper sur les motifs qui l'avoient fait envoyer à Milan, ni croire qu'un secrétaire confident quittât son poste pour des raisons aussi frivoles

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