‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 147 sur 743 · CARESSER A COI PS DE PISTOLES · texte numérisé non relu

CARESSER A COI PS DE PISTOLES

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Alors qu'on vous caresse à grands coups de pistâtes t

J'obtiens tout doucement paroles sur paroles. [Suite tlu Mentti v, £.)

— coup d'essai ;

Sous vos commandements on force tous obstacles ;

On porte l'épouvante aux cœurs les plus hardis,

Et par des coups d'essai vos États agrandis,

Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles. (Po/., à la reine rég.)

Jaloux des bons desseins qu'il tâche d'ébranler,

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer;

D'obstacle sur obstacle il va troubler le vôtre,

Aujourd'hui par des pleurs, chaque jour par quelqu'autre;

Et ce songe rempli de noires visions

N'est que le coup d'essai de ses illusions. (PoL, i, 1.)

Mes pareils à deux fois ne se font pas connoître,

Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître. {Le Cid, n, 2.)

« Coups d'essai y coups de maître; termes familiers qu'on ne doit

jamais employer dans le tragique, » dit Voltaire. On peut trouver

cette remarque sévère. Coup d'essai a été employé dans le style le

plus soigné et le plus élevé :

En voilà assez pour des faussetés si vaines. Ce ne sout là que les coups d'essai de vos novices, et non pas les coups d'importance de vos grands profès. (Pasc.

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