‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 168 sur 743 · DÉGAGER D'UN CHAGRIN · texte numérisé non relu

DÉGAGER D'UN CHAGRIN

De ce petit chagrin le ciel m'a dégagée. (Agés., u, 7.)

— dégager la foi, avec le pronom personnel, dans le sens passif :

Si la foi sans rougir pouvait se dégager. {Agé*., î, 4.)

— dégager la foi des révélations, accomplir fidèlement ce que les révélations avaient promis :

Son divin salutaire a paru dans le monde,

Et dégagé la foi des révélations. {Drad. dm Ps. xcvii.)

— dégager sa promesse , avec un nom de chose pour sujet :

Tout ce qu'il leur jura parait en ce moment,

Et ce miracle enfin dégage sa promesse. {Trad. du Cani. delà Vierge.)

— dégagé de, débarrassé de. style dégagé de pointes :

Le style en est plus fort et plus dégagé des pointes dont j'ai parlé, qui s'y trouveront assez rares. [Exam. de ta Suiv.)

— se dégager de quelqu'un , rompre l'engagement qu'on a avec lui :

Tu l'aimes, elle t'aime, il me suffît. Adieu.

Je vais me dégager du père de Clarice. {Le Ment., u, 5.)

DÉGLACER (se), fig., cesser d'être glacé :

Tout de bon, je les vois, c'est fait, il faut mourir, J'ai le corps si glacé que je ne puis courir.

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