‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 195 sur 743 · C:olS* f'est un *#vt « âàsrptr la fkâe · texte numérisé non relu

C:olS* f'est un *#vt « âàsrptr la fkâe

De* i :<m* le? pïus teen dout se pu* rtûstoire. 'J*rrik.. u, 4.]

DISTANCE, tig .

iV \t -rrwre a Fiuk: la tiiiarr est petite. « Le Mo*., nr, 9.1

DISTILLER se es. comme mfimdrtem:

<~ect auaxes épais «e rfiinYI—f eu lames. <C«\, it, 1)

DISTRAIRE, détourner, sans régime indirect :

Pourquoi suis-je Bamaine. ou que n'es-tu lomain?

Je te préparerais des lauriers de sa main.

Je t'eocou râperais a a lien de le dùarôe,

El je te traùeroif comme j'ai fait mou frère. fHor., u, 5.

— se distraire, sans rég. indir.. pour signifier s'écarter, se tenir à l'écart, s'éloigner :

Je saurai l'amuser, et vos feux redoublés Par son fâcheux abord ne seront plus troublés. TVKAvrE. Ce seroit prendre an soin qmi n'est pas nécessaire; Daphnis sait d'elle-même assez bien se distraire. Et jamais son abord ne trouble nos plaisirs. Tant elle est complaisante à nos chastes désirs. La Suit., 1,3.}

DIVAGUER , au sens matériel , errer çà et là :

Uu'il est dur, an contraire, et scandaleux d'en voir

S'égarer chaque jour dn cloître et dn deroir,

Divaguer en désordre et s'empresser d'affaires ! Jmù.,\, 5-)

— De même au sens moral :

Elevé tout mon cœur au-dessus dn tonnerre,

Fixe-le dans les cieux, Et ne le laisse pins divaguer sur la terre

Vers ce qui brille aux yeux. (/mil., iv, 16.)

Je n'étais qu'une ime errante qui divaguait cà et là dans la campagne pour user les jours. (L*habt., Graziella, it, 2.)

DIVERS. — DIVISER. m

DIVERS. Corneille dit d'une manière très-particulière : wun tfDA oeil divers, voir d'un œil différent :

L'hymen qui W6m attacha en une a» ire famille

Nous de lâche de celle où l'on a vécu. Aile ;

On voit d'un ail divers des nœuds si différents.

Et pour suivre un mai i ton quitte ses parents. {Horttt ai, 1.)

DIVERSITÉ, avec le plur., dans le sens de choses contraires» opposées :

Eux ou moi nous avons la cervelle iroublée;

Si ce n'est qu'à dessein %U se soient concertés

Pour me faire enrager par ces rfivei$it*M. (la &uii\, v, i

DIVERTIR, détourner

Hicu ne sert de prier: mon esprit i-nin <

Pour «fiftfriir ce coup n'est point asse* rusé, La Ytntt. ri, 6,|

Mai* si vous ne pouvez arrêter ses saillies,

DtttttiMei ailleurs le cours de ses folies. [Vf tint* um*« >'i 7.]

Ouand de sa folle erre m vous leurrez diverti,

En tain dti ce péril vous le croiriez sorti, Ai • s h)

Corneille Ta employé, assez peu correctement, 64 si-mlde, pour signifier faire porter ailleurs :

l'ouïe une légiou de rivaux de sa sorte

Ne (itrc/ftroij pas l'amour que je vous porte, [Mit, , u> lu.)

Zftwf iY, pour détourner, était autrefois d'un emploi Iresfréquent :

Mais il faut divertir l'orage qui s'apprélc. (T. Corn., Le feint nxtrol., iv, 4.)

Votre feinte douceur forge un amusement

Pour divertir l'effet de mon ressentiment. (Mol., Don Guide, îv, 8.)

C'est trop de patience, cl je dois en sortir

Apres de si beaux coups qu'il a su divertir. (Id., L'Êtouuit, m, 1.)

Ce petit nombre d'exemples suffit pour une signification non eucore tombée tout à fait, heureusement.

— divertir ses esprits a (un infinitif], les distraire :

Vous pouvez cependant divertir vos esprits

A rendre compte au roi de vos justes mépris. (Androm., v, i.)

DIVISER de, d'avec, pour séparer de, séparer d'avec :

Cette âme. d'avec soi tout à coup divisée,,

Reprend de ses remords la chaîne mal brisée. [Sert., i, l.)

t Divisée d'avec soi, » est une faute contre la langue; on est

Ml DIVORCE.

•éparé de quelque chose, mais non pas divisé de quelque chose, » dit Voltaire.

Diviser de, diviser d'avec, pour séparer de, séparer et avec, dans les divers sens matériels et moraux, est de la langue la meilleure et 1* plus générale du seizième et du dix-septième siècle :

Qq* pareillement vous deraeuriés de plus en plus unis et liei ensemble, contre iet praticques et menées de vos ennemis, qui ne lascheront qu'à vous diviser les uns des aullres, pour avoir meilleur marché, comme desjà avés véU, d'un chaseun à part. (Lett. miss, de Henri IV, t. n, p. 61.) —Les Mazarins vouloient divist r le peuple du parlement. (Retz, Mém., ni, 1649.) — Rien ne nous divise tant d'avec les hérétiques que la profession que nous. faisons d'expliquer l'Écriture sainte selon le sens des Pores. (Arn., Hem, sur les princip. erreurs, etc., t.) — Vous tâchez de diviser l'Église d'elle-même. (Id., Fréq. comm., u, 117.) — Qui le dit? quelques docteurs de la Faculté divisés sur cela d'avec leurs frères. (Nie., Lett au P. Annal, etc. ) — Vous diriez qu'il ne sauroit se passer d'eux, et que son royaume ne lui plairott pas s'il ne le possédoit en leur compagnie, et s'il ne leur en faisoit part. Il ne veut pas même que son père les divise de lui dans son affection. (Boss. , c2e serm. pour ta Tous*., m.) —Ces mers qui divisent la Grèce et avec l'Italie. (Fbn., Télém., xu.) — Je suis pour vous contre moi, 6 mon Dieu! Il n'y a que vous qui ayez pu me diviser ainsi favec moi-même. (Id., Avis et instr., xvm.)

Et encore de nos jours :

Rien de plus matériel que la théogonie antique. Loin qu'elle ait songé, comme le christianisme, à diviser l'esprit du corps, elle donne forme et visage à lofR, même aux essences, même aux intelligences. (V. Hugo, Cromwell, préf.)

De même avec le pronom personnel :

Par ceste extrémité de doute qui se secoué soy-meme , ils ae séparent et se divisent de plusieurs opinions, de celles mesmes qui ont maintenu en plusieurs façons le doute et l'ignorance. (Montaigne, Es*., ii, 12.)

Quand du sein de l'Église une fois se divise. (Du Ysbdim, Les Omanymus.)

Si donc Dieu tire un si grand bien de l'hérésie même, il le lira d'une manière encore plus douce et plus avantageuse des troubles qui s'excite** parmi les enfants de l'Église, sans qu'aucun d'eux, pour cela, se divise de son unité, (àksauld, Apol. pour les Saints-Pères, préf.)

— se diviser, se partager en factions :

Seigneur, pour sauver Rome, 11 faut qu'elle s'unisse

En la main d'un bon chef à qui tout obéisse.

Si vous aimez encor à la favoriser,

Otez-lui les moyens de se plus diviser. {Cin., u, 1.)

* — diviser, interrompre :

Mais, hélas, mes pensers, qui vous vient diviser? ifiltt., v, 3.)

DIVORCE, faire divorce avec, au sens propre, divorcer avec:

Tite fit, sitôt après.

De Bérénice à Rome admirer les attraits. Pour elle avec Martie il avait fuit divorce. (Tite et Bir., i, 1.

divlxiîue. — txmcsnou^ $*&

— m? tiRce, fig :

H demeure * ces mois létt parole, jsîi* faite,

Ton* *€s trm tffcfrc tni fnm un ^antjtant ttivarrc* 1AlKt vt t},)

— tiivoRct, au plitr., pour désirer 1^ querelles fie deux jjouptas :

Ns ont assez longtemps jmû Je nos dirojTr*. (//or-, i, 1.)

f Ce mot de dtaorott, s'il ne signifiait que di s querelles, m rail impropre, dît justement Volt ai fB; niais ici il dénota les querelles déliai peuples unis; et par la il g#| juste, nouveau et excellent. »

MVULKltâ, répandu, publié :

Mes faits par ta gazette en tous l'en* dh'tttyttt* (#,«r Vrwi., », M.)

DOMESTIQUE, qui est de la maison A», qui tri attaché a un grand :

frio4<ihi*, domewifHt dos fuis |ni''Vi!rrtls( fimptrl ilu iriW rie Syrie, [Pr4f\ *ia*ft|

€ tkmntique était le titre que prenaient alors tous ceux qui Paient attachés à des gens puissants. Pellissou nous parle de plusieurs aradémieiens rtomntiqueA du chancelier Ségtyter. {Hi»t. dePÂcad., p. 155.) La Hochepot, cousin germain et ami Lutine d« cet abbé de fiondi, qui avait à sa suite quatre chevaliers de Malle, était domestique du duc d'Orléans* Mém. de Reiz% l. i, p. 21. » (F. Gujzot, Corneille et son temps, h.)

Ou a dit encore dans le môme sens :

Comme j'avais toujours vécu avec mes domestiques comme avec mes frères, je M m'étais pas seulement imaginé que je pusse trouver parmi eux que de la complaisance et de la douceur. (Rsti , item., v, 1655.) — Boisguérin seul me coûta, en moins de quinze mois qu'il fut auprès moi, cinq aille huit cents livres d'arfent déboursé et mis entre ses mains. Il n'eu eût peut-être pas tant tiré, s'il eût été domestique de M. le cardinal Mazarin. (Id., ibid. ) — Arnoul avoit été domestique, c'est-à-dire intendant des maisons royales du roi Thierry. iMêzrr., Abr. de FHist. de France, ann. 623.)— Cependant Valentinien, après avoir couru plusieurs dangers sur la mer, arriva sur les côtes d'Orient : de là il envoya un de ses <fomestiques à Théodose, pour lui donner avis de sa fuite et de l'irruption de Maxime. (Pléch., Hist. de Théod., n°376.) —L'on assura, vers le commencement , de juillet 1634, qu'on alloit délivrer incessamment de l'argent aux officiers qui dévoient Caire des levées pour l'armée du duc d'Orléans; de sorte que ses dame* - Hqves et tes créatures à qui il avoit promis de remploi allaient secrètement en France pour s'assurer du plus grand nombre de monde qu'il teroit possible. (Caution, JNwM ano. 1634.) — (Sous Louis XIV) toutes les maisons des grands sont absorbées par la maison du roi, qui a toute la haute noblesse peur dômestome, dans l'ancienne acception du mot. (H. Martin, Hist. de seront; txm, 1.)

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