‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 197 sur 743 · DONNEUR, — DONT · texte numérisé non relu

DONNEUR, — DONT

On a dit d'une manière approchante, avec un rëg, de part*

Oui, Nerva, je la donne, Sans rien examiner, au bien de ma couronne ; Il le mourra ! {Cyaajio, Mon tfAyrippUi U, l.)

Et d'une façon analogue, avec à suivi d'un infinitif:

Jte craignent de s estie mesconte* en l'opinion qu'il* ont eue de vous, et d'avoir dora* de leur réputation à faite valoir U vus ire. iTulopii , flfeW., à Mgr, de L.)

— donner a (un subsl-.), à (un Enfin.) , donner 1 1 le soin de :

Aime en tous lieux, perfide, et pjirlage lun ame,

i.hoisis qui tu voudras pour maîtresse ou pour femme,

Donne a les inlereis à ménager les vusm;

Mais ne croîs pins tromper aucune de nous deu*. >\t' t.-fw., ni, fl,)

— noNNEft, neuL donxEu JLsgi '\\t aller, pousser jusqu'à :

Donnons ju*quc* au lieu, c'est trop d 'amusement, ('*nï., il, 4#)

Si d ad tenture vous es le* a Boulogne, dmné* JMtptc* à Pâti* nom c«i eJTect. (bu. w*w. de f/**iri IF, t, iv, p. 7aft, Î3 avr, 1507,]

— ea donner, pour signifier mentir :

WH4JIT*. El bien, l'occasion? «

Btttejr. Elle fait le menteur, airui que le Un on p

Mais si l'en ai donné, c+e»i pour voire service, ^«kc du Mtui,t iv, 84

— IL NULS EN A TROP DONNE, il HOUâ a Itiij) ybuséâ !

Dorante avec chaleur fait le paasiouoe :

Mais le fourbe qa*i/ é&l mut eu a ttup donné,

El je ne suis pas lilic u cuire ses paroles. Le Ment., iv. B*)

D'ordinaire on dit en donner à quelqu'un ; la variante de Corneille est des plus naturelles el des plus heureuses.

— donner des pleurs, employé d'une manière assez singulière pour signifier faire verser des pleurs :

Et ses trois frères morts par la main d'un époux

Lui donneront des pleurs bien plus justes qu'à vous. (Hor., iv, 3.)

DONNEUR d» bourdes, celui qui est accoutumé à donner des bourdes, qui aime à duper:

Appelez-moi grand fourbe et grand donneur de bourde*. [Le aient., 111, 5.)

DONT, pour de qui, se rapportant à un nom de personne :

C'est elle dont je tiens cette baute espérance

Oui flatte mes désirs d'une illustre apparence. (Pomp., îv, 3.)

Fauc-il que je vous obéisse, Moi, dont Galba prétend faire une impératrice? {Oth.r 11, 5.)

Je serois le premier dont on seroit jaloux. {Sert., iv, 3.)

Page 1