DUEL. - ECARTER
Henri IV, 17 mai 1589, l. u, p. 485.) — Comme le deub do vostre eharç obligeoit. {Ibid., 8 mars 1596, t. iv, p. 593.)
DUEL, faire un duel a quelqu'un, le forcer à un duel :
Tu crains que pour elle ou u faue un duel. {La Suit
DUPÉ, comme trompé, avec un nom de chose, attente d
S'il ne faut que courir, leur attente est dupé* :
J'ai le pied pour le moins aussi bon que l'épée. (Lltlut.
DURER, avec un nom de personne :
Mille de nos remparts comme moi l'ont pu \oir,
11 s'est fait admirer tant qu'ont duré ses frères. H or.
— dureh a, durer chez :
C'est le dernier remède, et s'il y faut venir,
Et que de mes malheurs cette pitié vous dure.
Vous serez libre alors de venger mon injure. {Le Cid
Et ta beauté, belle parfaitement,
Ne pourra pas te durer longuement. (Baïf, Autour w<jt
EBAUCHER, tig., essayer de peindre, de retracer :
Mais de quel front osai-je ébaucher tant de gloire..
Moi, dont le style foible et le vers mal suivi
Ne sauraient môme atteindre à ceux qui t'ont servi?
(Les Tict. du Itoi t
— ébaucher en, commencer sur la personne de :
Et l'amour qui m'apprend le foible des amants,
Unit mes plus doux vœux à mes ressentiments,
Pour me faire ébaucher ma vengeance en Plautine,
Et l'acbever bientôt par sa propre ruine. [Otk
ÉBRANLER , par une figure hardie , pour signifier rael péril :
Le tyran après moi vous craint plus qu'aucun autre.
Et ma tête abattue ébranlerait la vôtre. [Surmr
ÉCARTER, avec un nom de chose pour régime, place un lieu écarté, reculé ; reléguer :
C'est ha trésor si grand, que ces mines féconds*
Que la Mton écarte au bout des nouveaux mondes. {iumit
ECHANTILLON. — ECHAPPER. u'A
— équité;, iiistoiiie écuté»:, adjectiv., pour désigner une histoire d'un temps et d'un paya éloignés :
fil Wji que quand noua Huilons qui' [que histoire icQtléû dont ils ne trouvent
fn dans leur souvenir, ils L'attriliuciii tout emiére à IrlTurl clc notre ituagtual r-i 1,1 prennent pour une aventure Je romain (f*of.T Abr. du M art. de S, PoJ.J ÉCHANTILLON. \ cet échantillon, à eu juger par là :
Tout se prépare mal u ce* échaniithu. [Suit* du Mcni,, ivr 4.)
ECHAPPER, v. il, fil pari uni d'une action faite avec iiuprulence, avec témérité, ou seulement eu courant certains risques; unjujiiié avec être :
Je n'ai point soupire pour ciS4i#iiMlépoudaucc Ou veut monter Targue!! par des droits usurpes , Ver» et le aucuns regards ne m* mu échoppât
Non pas même par imprudence. [Trati* du #■*• oxxï.}
Ue «la comédies quj mv «oui échappées, &\ celle -ci u*est ta me j Heure, cVat la plus heureuse, L*j GuU-tit, a M"-* de Lianeourt,)
— Dans un sens analogue, conjugué avec avuu :
Pour vous nommer tyran, il fallut l cent efforts,
Ce mol ne m'o jamais échappé sans reuiordi. [<JEé t v, 5J
L auxiliaire éfrr est aujourd'hui de rigueur.
— Dans le même sens, impersonnel :
S'ii m*echmppt un baiser, ne feu offense pa&.
iL£i frf, du M., 111*4, 1'" édiL jusqu'à 1054.,
— s'éciiappeu jusoi'a, s'élever témérairement jusiju à , avec un uora de chose pour sujet :
El, si jamais ses I09& * ' ttknppuitui ju^nuu niai,
Je sais ce que je suis, tri ce que je me dùi />. Stmche^ I, 1.)
■- s'échapper, absM se laisser emporter à (Quelque mouvement désordonné de l'âme ;
Cuit a jdui du souffrir, ut ulaiac a la clémence
Que ce soit sans chagrin, sans bruit, sans in échapper,
Jusqu'à ce que forage ait moins de véhémence!
Jusqu'à ce que le calme ail pu le dissiper. (Imti., m, 29.)
— s'échapper a un dessein, se laisser aller indiscrètement à le concevoir :
Que direz-vous, madame, Du dessein téméraire où s'échappe mon âme? (Serf., n, 2.)
— échappé, part, famé le cheval Échappé, pour désigner