‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 224 sur 743 · BRAS ENDORMI · texte numérisé non relu

BRAS ENDORMI

On supplante Alidor, du moins en apparence. Et sans ressentiment tu souffres cette offense ! Ton courage est muet, et ton bra* endormi. [La PL Roy., m, 3.)

ENDURCIR, avec un nom de chose, rendre plus fort» plus enraciné :

Il faut agir de force avec de tels esprits,

Seigneur, et qui les flatte endurcit leurs mépris. (rfaach, i, 1.)

ENDURCISSEMENT, avec le pluriel :

Qu'est-eUe souvent (la vie) ! qu'un amas

De sacrilèges, d'attentats,

D'endurcissement* invincibles ! Jmit.. i. i3.i

ENDURER, pris absolument:

Boire, et manger, et se vêtir, Sont d'étranges fardeaux qu'impose la nature .

Oh ! qu'un esprit ferme endure

Quand il s'y faut assujettir. <fMtf., in, $6.)

Ah ! seigneur que j'endure !

Que d'agitations me déchirent le cœur ! [Iàid.f m, 39.)

On a dit de même longtemps avant Corneille, et de son temps :

11 les sceit fraacaet deboiwaires pour paciamment endurer, {let Quinze Joyes de

mariage, la quarto joye.) Ah ! que son cœur endure ! Richelieu, Minime, it, 1.)

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