ENDURER QUE
Mais as-tu vu ton père? et peut-il endurer
Qu'ainsi dans sa maison tu t'oses retirer? (Jfèr.. i, 4.)
EJSFANT, — ENFLER. SM
e mot endurer, observe justement Voltaire, est du style dp ki die; on ne dît que dans lé discours le plus familier,/?^ te n'endure pas que. Le terme endurer ne s'admet dans le style > qu'avec un accusatif, les peiwi que f endure. » , effet, endurer appartient plutôt au style familier :
11 faut que la plus jeûne endure de l'aisnée, 0£ C. Dischbt, Ain., y, L) 1e puis nfimagtner que vous soye* capable â' endurer davantage de l'injus* » J'oucle, ni de r orgueil du neveu. (EUts, Gûnjur. de Fiesq*)
Corneille emploie aussi endurer absoL dans ses comédies :
HéJas ! s'il est ainsi 5 quel malheur est Je mien f
Je soupire, (tarifer*, et je n'avance à rien (VtUui. cw*,, U, 3 J
fFÀNT. Emploi très-poétique en parlant de* sentuituils ri i cause qui les produit :
Sorte! de mon esprit» ressentiments jaloux.
AWi tnjauiâ dit cte pu, ennemi* de ma glaire,
Tristes HmmilHÇlir^ ji1 m ma plus vous croire {Sert** Mit &J
Rentrez dans mou esprit, jaloux ressâoiimenis,
Fier* enfants de l honneur, nobles emportements ;
C'est vous que je \eu\ Cfoire* et Pompée infidèle
Ke aauroit plus souffrir que ma haine chancelle. i.letdL)
SFANTER. Remarquables emplois au fig. :
Qui regarde J es biens ou la condition
N'a qu'un amour avare ou plein d'ambition,
£ l sou i 1 1 e l *W h e m e n l , pa r ce m é 1 a nge i n f A m e
Let pttts noble* désirs qu'enfante Une belle âme. [L'tUus. corn., éj, (î.)
i au d'elle enfin que Ja solidité de- votre prudence et la netteté de vos tut enfantent des conseils si avantageux pour le gouvernement» qu'il semble... >., au card. Mazarin.)
^FERMER, avec un nom de personne, envelopper :
De ses meilleurs soldats une troupe choisie
Enferme la princesse, et sert sa jalousie. (##., iv, 2.)
S'FLAMMER une femme, lui inspirer un ardent amour :
A cause qu'il parut quelque temps m1 enflammer,
La pauvre fille a cru qu'il valoil bien l'aimer,
Et sur cette croyance elle en a pris envie. (Mét„ m, 5.)
Puisqu'un si grand mérite a pu vous enflammer. [Poi., v, 3.)
is êtes, reprit-elle, le plus fortuné des précepteurs passés, présens et futurs. nés enflammé ma maîtresse, qui m'a permis de vous révéler ce secret impor- [Le Sage, Le Bachet. de Salant., i, 6.)
ÎFLER la renommée de quelqu'un, l'accroître, la grandir :
Ma voix, depuis dix ans qu'il commande une armée,
A-t-elle refusé d'enfler sa renommée? (Nicom., îv, -2.