ENFLURE. — ENGAGER
ENFLURE, au plur., appliqué au gonflement des vagues : |
Les enflures des mers sont autant de miracles
Qu'enfante leur sein orgueilleux. (Trad. du Ps. xcn.) I
ENFONCER , act. et fig. , plonger : '
^enfonçons toutefois ni votre œil, ni le mien,
Dans ce profond abîme où nous ne voyons rien. {OEd., u, 5.}
— enfoncer, neut. et fig., creuser, pénétrer :
Les Septuagins Palmte du P. Heserus ne vous font ni bien ni mal, ce sont des éloges de l'ouvrage et non pas des arguments pour en connaître l'auteur. J'ai vu déjà les deux lettres de M. Chiffet; elles enfoncent plus avant. [Lett. au P. Bout., 23 avril 1652.)
On a dit de môme :
On voit comme Jésus-Christ enfonce, pour ainsi dire, toujours et de plus en | plus dans la matière. (Boss., Médit., Gène, 1™ p., xxxu.)— Montrez-leur combien j elles sont incapables àïenjoncer dans les difficultés du droit. (Fén., Êduc, des I filles, xii. ) — Molière est un grand poêle comique. Je ne crains pas dire qu'il | a enfoncé plus avant que Térence dans certains caractères. (Id., Leti. à l'Acad., \u.) I
ENGAGER, au sens moral, engager son ame, comme on dit engager son cœur :
Je lui prête mon bras sans engager mon âme. [Sert., m, 2.)
— engager sa foi que, promettre sur sa foi que :
Et je puis hautement vous engager ma foi
Que vous ne vous plaindrez du prince, ni du roi. (Sur., u, I.)
— engager dans, entraîner dans, jeter dans, engager dans