‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 27 sur 743 · ÊTRE D'UNE FAIBLE AMORCE · texte numérisé non relu

ÊTRE D'UNE FAIBLE AMORCE

Les amours d'nn vieillard sont dune foible amorce. {La Suit., m, 1.}

— goûter l'amorce, dans le même sens que mordre à l'hameçon :

Il a beau déguiser, il a goûté C amorce;

Cloris déjà sur lui n'a presque plus de force. (Mél., n, C.)

— AVOIR PEU d'amorces POUR :

Vous auriez donc voulu que l'honneur d'un tel choix

Eût montré votre amant le plus lâche des trois?

Que pour lui cette gloire eût eu trop peu d'amorces,

Jusqu'à ce qu'un rival eût épuisé ses forces? (Sanche, m, 1.)

AMORTI, fig., éteint, rendu moins vif, anéanti :

De mon génie usé la chaleur amortie

A leur gloire immortelle est trop mal assortie.

(Au Roi, sur son retour de Flandre.)

L'inimitié qui régne entre les deux partis

N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis. (Sertor., m, 1.

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