FUIR
Où seule, et sans appui contre mes attentats.
Je verrois... {Rod.t v, 4.)
Quel malheureux destin vous conduit à présent
Dedans. cette vallée effroyable et profonde,
Où, pour fuyr de vous, je fuis de tout le monde? (Racan, Berg.t iy, 3.)
— fuir de, avec un rég. de chose, fuir des yeux de quelqu'un, fuir loin de ses yeux, fuir de la violence de quelqu'un, se soustraire à sa violence :
Fuis plutôt de ses yeux, fuis de sa violence,
A ses premiers transports dérobe ta présence. {Le Cid.t m, 1.)
On a dit dans un sens analogue :
Je sais qu'il nous faut tous fuir de ces objets
Qui laissent dans nos cœurs l'impression du vice. (Racan, Ps.t c.)
— fuir de, suivi d'un infinitif:
Et bornant les désirs à ses dons éternels,
Fuis d'être connu des mortels. (faif., î, 8.)
Est-il courage si brave Qui pût avecque raison Fuir d'être son esclave Et de vivre en sa prison? (Malh., Sonnet.)
Et fuiray tant que je pourray de parler à luy. (D'Ubpr, Astrée% î, 9.) — Quand on la prioit de quelque chose, pour petite qu'elle fût, elle apprébendoit tellement d'importuner le roi qu'elle fuyoit de lui en parler. (Richbl., Mém., 1. xx, 1629.) — Ils fuient tant qu'ils peuvent de répondre à cette question. (Ain., Apol. pour tes Cathol., 2# p., c xiv.) — La véritable vertu ne fuit pas toujours de se faire voir, mais jamais elle ne se montre qu'avec sa simple parure. (Boss., Serm. pour le mardi de la deux. sem. de car., m.)
Prince, je monte au trône, et vous m'abandonnez !
Fuir d'en être témoin, est-ce chérir ma gloire? (T. Cobn., Amioch., i, 3.)
U fuyoit d'entendre les vérités dont il eût eu droit de se glorifier. (Bourd., Serm. pour le quatr. dim. après Puq., H.)
La locution fuir de, avec un infinitif, pourrait parfaitement, ce nous semble, être encore employée, quoique les dictionnaires ne l'enregistrent pas.
— fuir a, suivi d'un infinitif:
Tu fuis à te venger. (C/t<., m, 1.
Qu'il la trouve assez belle, Qu'il en parle avec joie, et fuit à lui parler. (Att.t u, 1.)
Ne désire dune point, fuis même à regarder
Tout ce que sans péché tu ne peux posséder. (imit., m, 27.)
lis fuient à m 'examiner, de peur de se repentir du tort qu'ils me font. (Thbofh., Lett. à Malh. Mole.)
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FUMANT, fig. fcmjlst m eocnaocx. booîDoiiiiaiit de courroux :
/ai faix de •» cote mat ce eae j'ai pa taire
Contre locre :jran j'ai ILfaê ses amas.
Et plu edé ponr voas qa\I se m etoct permis.
Si i elet a maa«fBe. u gloire n'esx pu «cadre :
Payant p« tobs venger, je tobs irai rejoindre,
Maj si /ommc eacsc /cm gênéreu lani i ■■ i,
Par ha trépas si noble et si digne de voas,
Qu'il voas fera sar !"neare aisément reçoaaottre
Le san; des grands héros dont voms ai avez lait Battre. (Cm-, rr»*-)
FUMEE, ûç. nobles rxMÉEs . en pariant de la renommée :
Je Tondrais seulement tobs faire sovreair
Qne j'ai près de trente ans commandé nos armées,
Sans avoir amassé qae ce* mètei famés
■jni fardent les aoms de finir. -idem., m. M
FUNERAILLES, pour exprimer des morts :
Je l'ai tu toat sanglant, an milieu des batailles.
Se faire on beau rempart de mille juMérmillc*. Le tlâi.. i, B, 1** »-î
Avec Scudéry , 1* Académie condamnait cette expression hardie :
« Se faire un beau rempart de mille funérailles. >
« L'observateur a bien repris cet endroit, car le mot fmmimULct ne siffti** point des corps i
A quoi Voltaire réplique justement :
« Fanérailles alors signifiait /awaj, et n'était pas uniquement attache à i'Hléer éTeaterremeot >