‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 279 sur 743 · RENDRE , PRENDRE DES FROIDEURS · texte numérisé non relu

RENDRE , PRENDRE DES FROIDEURS

Mais du haut de son trône elle aime mieux me rendre

Ct4 froideurs que pour elle on me força de prendre. (Tue et Ber., n, 1.)

FRONT, se dit habituellement au figuré pour signifier trop grande hardiesse , impudence. Corneille l'emploie dans le sens noble de hardiesse, assurance magnanime, assurance :

Il reçoit les adieux des siens et de sa femme,

Leur défend de le suivre, et s'avance au trépas

Avec le même front qu'il dunnoit les États. iPomp., u, î-1

— Corneille emploie encore front pour dire les dehors, l'apparence, opposés aux sentiments du cœur :

Et c'est mal démêler le cœur d'avec le front

Que prendre pour sincère un changement si prompt. [Rod.t iv, 5.)

— aller de front faire quelque chose, comme on dit familièrement aller de but en blanc :

Je sais ce que tu dis. et n'irai pas de front

Faire un commandement qu'ils prendraient pour affront. (D. Sanc.,n, 1.)

FRUIT, quel fruit nous aurons de (un infinitif) , ce que nous

gagnerons à :

Voyez quel prompt remède on y peut apporter,

Et quel fruit nous aurons de la violenter. {Sert,, iv, 3.)

FRUITIF. union fruitive, union qui donne la jouissance :

Et sans s'immoler chaque jour, On ne conserve point Y union fruitive

Que donne le parfait amour. {Imit., m, 37.Ï

FUIR, v. neut. fuir de, avec un rég. de pers., fuir loin de :

Où/fitroif-jc de vous après tant de furie, Madame, et que feroit tonte votre Syrie.

Page 1