GAILLARDISE. — GARDE
JLLARDISE, avec le pluriel, pour signifier traits d'esprit, ces d'imagination, auxquels on s'abandonne en se jouant :
ir réparer des offenses si sensibles, vous croyez faire assez de m'exhorter i répondre sans outrages, pour nous repentir après tons deux de nos folies, ne mander impérieusement que , malgré nos gaillardises passées , je sois e votre ami, afin que vous soyez encore le mien. {Leti. apotog.)
Hneille, dans cette lettre, emploie deux fois gaillardise dans lême signification; elle se trouve avant notre auteur, ainsi, s cette phrase de Montaigne :
Mt la gaillardise de l'imagination qui élève et enfle paroles. (£*«., m, 5.)
m gaillardise de V imagination, c'est-à-dire les excès auxquels ttgination se fait un jeu de s'abandonner.
GALANTERIE, avoir de la galanterie, en parlant d'une «?, être gentil , coquet :
Que ce bout de ruban a de galanterie!
Je le veux dérober. {Suite du Meni., n, 6.)
ALANTLSER, act., flatter d'une manière galante, dire des literies à quelqu'un :
Ife me contez point tant que mon visage est beau,
Ces discours n'ont pour moi rien du tout de nouveau,
Je le sais bien sans vous; et j'ai cet avantage,
Quelques perfections qui soient sur mon visage,
Que je suis la première à m'en apercevoir.
Pour me galanûser il ne faut qu'un miroir,
J'y vois en un moment lout ce que vous me dites.
[La Gai. du Pa/„ n, 1, lrei édit. jusqu'à 1654 inclus.
fcns les éditions postérieures, Corneille changea de cette
Pour me les bien apprendre il ne faut qu'un miroir; J'y vois en un moment tout ce que vous me dites.
ARANT. n'être plus garant de rien , n'avoir plus à réire de rien , n'être responsable de rien :
Madame, vous voyez, je ne puis davantage,
Et qui fait ce qu'il peut n'est plus garant de rien. [Agés., îv, 3.)
1RDE, dans le sens de sentinelle, faire garde, faire senti-
Est-ce pour moi, seigneur, qu'on Jait garde à vos portes? Sur.} iv, 3.)
mettre garde , poser des gardes :
Cependant par mon ordre on a mis garde aux portes. {Sur., v, 1.)