‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 285 sur 743 · GÊNE. — GÊNER · texte numérisé non relu

GÊNE. — GÊNER

a meslée. (Id., tind.) — Je n'ay guère d'art pour sçavoir gauchir la foruy eschapper ou la forcer. (Id.t ibid., c. ivu.) — Un poignard est plus t assener, mais d'autant qu'il a besoin de plus de mouvement et de vigueur que n'a un pistolet, son coup est plus sujet à estre gauchy ou troublé. f., c. xxix.)

Ce qu'écrit le destin ne peut être effacé. Il faut bon gré mal gré que l'âme résolue Suive ce qu'a marqué sa puissance absolue: De ses pièges secrets on ne peut s'affranchir,

Nous y courons plus droit en pensant les gauckir.(T*\ST., Mariamne, i, 8.) l donc retarder ou au moins ne précipiter ces exécutions, s'imaginer tous yens possibles pour les gauchir et éviter si faire se peut. (Naddé , Des VÊtai, ni.)

A cause des mauvais passages,

Des défilés et marécages

Que nous ne pouvions pas gauchir ,

Et que nous pouvions moins franchir,

Praslin tenant les avenues. {Le Courier burl. de la guerre de Paris.)

NE, au fig., torture, supplice :

Ah! ne m'imposez point de si cruelles gênes. (La Gai. du Pal., rv, 6.)

Je ne veux point d'un fils dont l'implacable haine

Prend ce nom pour affront et mon amour pour gêne. (Hêracl., v, 6.)

Je m'impose à vos yeux la plus dure des gênes. (D. Sanche, i, 2.)

L'hymen où je m'apprête est pour vous une gêne! (Sert», iv, 2.)

Je souffre, et c'est pour vous que j'ose m'imposer

La gêne de souffrir, et de le déguiser. [Oih.t î, 4.)

force de cette expression figurée se retrouve dans les pies suivants :

es les aéhewie* que peut recevoir un esprit sont sans cesse exercées sur le {Lett. miss, de Henri IV, t. n, p. 342.) Jusques à quand, Amour, au fond de tes enfers, Sentiray-je tes feux, tes gesnes et tes fers?

(J. de Schel. , TyrelSidon, 2e journ., i, 1.)

Mais Dieu, touché de mes gesnes. (Racan. Ps., xvii.)

Aimant sans que je l'aime, il sera dans des gênes. (Richkl., Mirante, ni, 5.)

reste (jhxe s'employait encore au sens propre au dix-sep- \ siècle :

Menacés de la gêne, ils ont tout découvert. (T. Corn., Pers. et Dêm., v, 2.) Pour tous les conjurés imaginez des gênes. (Id., Maxim., ni, 5.)

SER, dans l'énergie du sens étymologique, mettre à la re, tourmenter cruellement :

Et n'en doit faire un roi qu'afin de couronner

Celte que dans les fers elle aimcit à gêner. (Rodog., î, 1.)

-e mot gêner, dit l'illustre commentateur, ne signifie parmi

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