HAUSSER. — HAUT
— hasarder sur , avec on nom de pers. pour sujet :
Que je paisse abuser ainsi de s* puissance!
Hasarder vos plaisirs sur votre obéissance,
Et de libérateur de vos rares beautés,
M'élever en tyran dessus vos volontés 1 [Amdrwm., iv, l.)
— hasarder, absol. :
On court, à la vérité, quelque risque de s'égarer, et même on s'égare asseï suivent quand on s'écarte du cbemin battu ; mais on ne s'égare pas toutes les fois qu'on s'en écarte. Quelques-uns en arrivent plus tôt où ils prétendent, et cbscm peut hasarder à ses périls. {Âgés., préf. )
Seigneur, quelle mesure avez-vous à garder?
Quand on voit tout perdu, craint-on de hasarder? (Hfe et Bér., 1,3.)
Laissons- lui toutefois soulever des mutins,
Hasardons sur la foi de nos heureux destina. (ièki., vt 1.)
Corneille a dit d'une manière assez singulière :
Mais Rome dans ses murs n'a-t-elle qu'un seul hommo?
N'a-t-elle que Pison qui soit digne de Rome?
Et dans tous ses États n'en sauroii-on voir deux
Que puissent vos bontés hasarder à mes voeux. (OfJr., ni.î.)
— hasardé, partie, passé:
Un accord imprévu confondoit nos soupirs,
Et <Tun mol échappé la douceur hasardée i
Trou voit i'àme en tous deux toute persuadée. {Sur., î, 1.)
HAUSSER, fig. hausser le prix d'une chose, le faire paraître plus grand :
Plus vous me faites voir d'amour et de mérite,
Plus vous haussez le prix des trésors que je quitte. (La Tois. oTor, ui, 3.)
— hausser la parole, à peu près comme on dit, hausser le ton :
Pour envoyer l'effroi sous l'un et l'autre pôle,
Je n'ai qu'à faire un pas, et hausser la parole. (TUe et Mr., u, 1.)
HAUT, fig., éclatant, une vengeance plus haute :
Je veux une vengeance et plus haute et plus prompte. (M éd., iv, 5.)
— haut, sublime, un haut chef-d'oeuvre :
Les bons esprits trouvèrent que vous avez fait tin haut chef-a* œuvre de doc* trine et de raisonnement en vos observations. (Lett. apolog.)
— sur le haut d'un trône , comme sur le trône :
C'est quitter, c'est trahir les droits du diadème
Que sur le haut dun trône être esclave moi-môme. (PerfA., 1, 4.)