‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 333 sur 743 · SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

SENSIBILITÉ

Mes sensibilités et mon indifférence

Marchent chez vous d'un pas égal.

(M- de Villed., Œuv. wUl.t Portr. délias»; Ses sensibilités pour ma réconciliation prétendue avec M*9 de Montferrier ntl

les seules preuves que j'aie de n'être plus haï. (ld., Le Portefeuille.) Tous ë*

trop bon, repartit tristement la belle malade, de vous apercevoir de ces effets éi ma faiblesse, ils ne méritent pas d'être remarquez et ce sont des sensibitùei ordinaires à une jeune personne qui a sujet d'aimer la vie, et qui se >oit en difif* 1 de la perdre. vId., Désord. de ram., n.)— La sagesse païenne ne vouloit lesreni» insensibles que parce qu'elle ne pouvoit les rendre soumis et patients; elleatprenott à l'orgueil à cacher, et non à surmonter ses sensibilités et ses foihlesset. vMass., Pet. car., Pâq., i.;.— Soyez fidèle à renoncer à votre vanité et aux «■*bilitès de Notre amour-propre. (Fê.n., Ut t. spirU., ux, éd. S. Snlp.)

sévérité, dans le sens ordinaire, ou dans celui d'austérité:

Je m'embarrasse peu de leurs sévérités mal entendues. :La Valteiie, De fat.* j la vie. c. 5. ; — 11 ne faut pas endormir le pécheur par de fausses espéraacet, » 1 l'effaroucher par des craintes mal fondées ; ni le délier par de* réconciliation précipitées, ni le lier par des sévérités indiscrètes. (Fléch., Prem. exk. v*.--* \ bourse ckric., etc.) f

Et au dix-huitième siècle :

Quels supplices pourraient être aussi cruels que ces sévérités muettes et terribles? (Mirab.)

De même de nos jours :

Le mot de médiocre appliqué à Fontanes, poète, est injuste, et il l'est doublement de la part de M. de Lamartine, qui semble en ceci se venger des sévérités de Fontanes, son précurseur. (Ste-Beive, Causer., 4 août 1851.)

somme, dans le sens de sommeil :

Il ne dormit que fort peu ; et ses sommes furent tioublez de songes effroyables, et interrompus de veilles encore plus horribles. (Gomberv., Cyther., h.)

SOIPLESSE :

Ce sera lors qu'il te faudra faire preuve de tes gaietez, souplesses, force de reins. (Lariv., La Veuve, m, 7.) —La comédie servoit à dépeindre les actions du peuple, et l'on n'y voyoit que débauches de jeunes gens, que friponneries d'esclaves, que souplesses de femmes sans honneur. (D'Aubignac, Prat.du theât.,u,9.) — Il s'avisa, par la plus grande de toutes ses souplesses, de me mettre en jeu avec M. le grand écuyer. [Mém. de Pontis, 1. un, 1642.) — Je m'en retournai, ne pouvant assez admirer les divers ressorts et les souplesses différentes de la politique de ce ministre. (Ibid.)

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