‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 364 sur 743 · IRRITER. — ISSUE · texte numérisé non relu

IRRITER. — ISSUE

Deviennent tous pareils à ces vaines idoles. Ceux qui leur donnent l'être, et les foal adorer ; Devienne tout semblable à tous ces dieu Enrôles,

Quiconque en en voit espérer. {TrmL dm Ps. cxul)

Puissé-je de mes jours n'employer ce qui

Qu'aux éloges d'an Diea si bon ; Et n'élever les mains vers la Toète céleste

Que poar en exalter le nom !

Se puisse ainsi mon âme enivrer de ta grâce,

Et s'enrichir de les présents.

Que ma joie à ma langue en confiera Favdaee.

Jnsques à la fin de mes ans. {lèid., lui.)

Ils nous avoient poussé sur les bords du tombeau , Ils y tenoient déjà notre âme enveloppée ;

Mais elle s'en est échappée.

A f oiseleur comme échappe un oiseau. (Iàid.9 aniL)

Ainsi détruit le temps les biens les pi os solides

Et moins d'an jour, etc. (Ans* du Meta., ni, 3.)

Que faisoit là Phinée? Est-il si téméraire Que ce que font les dieux, il pense m le défaire? (Âmdremu, v, &)

Les vers suivants offrent une inversion qui mérite d'être signalée comme particulièrement forte :

Et c'est mal de f honneur entrer dans la carrière,

Que dés le premier pas regarder en arrière* {Bor., n, 3.}

Viens, ta fais ton devoir, et le fils dégénère

Qui survit un moment à l'honneur de son père. (Le Cid.% il, î.)

IRRITER, fig. irriter les tourments, les rendre plus cuisants :

Enfin épargnez-moi ces tristes entretiens

Qui ne font qu'irriter vos tourments et les miens. [PoL, iif SL)

— irriter la flamme , rendre l'amour plus ardent :

Sévère craint ma vue, elle irrite sa flamme. (Poh, u, 1*)

ISSUE, fig. donner une bonne issue a quelqu'un, le Eure réussir dans ses vues :

GERASTB.Et par là tu voulois...

amarante. Que votre âme déçue

Donnât à Clarimond une si bonne issue,

Que Florame, frustré de l'objet de ses vœux,

Fût réduit désormais à seconder mes feux. (La Suiv., v, 8.)

Notre poëte dit encore, d'une manière moins particulière :

L'esprit fourbe et vénal d'un voisin de Mélite

Donnera prompte issue à ce que je médite. (*#•, H> &)

On a dit avant Corneille, d'une manière analogue : Espérant estre dans deux jours de retour en mon armée pour poursui? re mon

iriae, de laquelle j'espère que Dieu me donnera tonne mue. {Un. miss* de if„ L iTt p. 5*1, SI msn 1508.)

Ue locution se rencontre fréquemment dans les Lettres mis-

LOUX de, se rapportai! I à un nom de chose, pour signifier protège, défend :

Madame, je sais reine, et dois régner sur moi.

Le rang que nous tenons, pieux de noire gloire.

Souvent dans un tel choix nous déftrad de nous croire, {D, Sanç4> i, 2»)

.MAÏS, pour tout jamais, comme a tout jamau :

A d i e u pan » fmfjnpafi, (Sert. t m , 9. )

iTEE rjH roî ne fsfoft, l'en précipiter, au figuré :

Il peut faire trembler h terre sous «es pas.

Mettre an roi hors du inine, et donner «es Étais, (CM*, tu, 4,)

y avait, observe Voltaire :

m Jr(trr vu roi du trône, et donner ses Etals. »

Mèttïïtkorti ajoute- 1— il avec raison, est bien moins énergique jeter % et n'est pas même une expression noble. Roi hors est à l'oreille. Pourquoi ne dirait-on pas jeter du trône? On dit ijeter du haut du trône? »

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