IRRITER. — ISSUE
Deviennent tous pareils à ces vaines idoles. Ceux qui leur donnent l'être, et les foal adorer ; Devienne tout semblable à tous ces dieu Enrôles,
Quiconque en en voit espérer. {TrmL dm Ps. cxul)
Puissé-je de mes jours n'employer ce qui
Qu'aux éloges d'an Diea si bon ; Et n'élever les mains vers la Toète céleste
Que poar en exalter le nom !
Se puisse ainsi mon âme enivrer de ta grâce,
Et s'enrichir de les présents.
Que ma joie à ma langue en confiera Favdaee.
Jnsques à la fin de mes ans. {lèid., lui.)
Ils nous avoient poussé sur les bords du tombeau , Ils y tenoient déjà notre âme enveloppée ;
Mais elle s'en est échappée.
A f oiseleur comme échappe un oiseau. (Iàid.9 aniL)
Ainsi détruit le temps les biens les pi os solides
Et moins d'an jour, etc. (Ans* du Meta., ni, 3.)
Que faisoit là Phinée? Est-il si téméraire Que ce que font les dieux, il pense m le défaire? (Âmdremu, v, &)
Les vers suivants offrent une inversion qui mérite d'être signalée comme particulièrement forte :
Et c'est mal de f honneur entrer dans la carrière,
Que dés le premier pas regarder en arrière* {Bor., n, 3.}
Viens, ta fais ton devoir, et le fils dégénère
Qui survit un moment à l'honneur de son père. (Le Cid.% il, î.)
IRRITER, fig. irriter les tourments, les rendre plus cuisants :
Enfin épargnez-moi ces tristes entretiens
Qui ne font qu'irriter vos tourments et les miens. [PoL, iif SL)
— irriter la flamme , rendre l'amour plus ardent :
Sévère craint ma vue, elle irrite sa flamme. (Poh, u, 1*)
ISSUE, fig. donner une bonne issue a quelqu'un, le Eure réussir dans ses vues :
GERASTB.Et par là tu voulois...
amarante. Que votre âme déçue
Donnât à Clarimond une si bonne issue,
Que Florame, frustré de l'objet de ses vœux,
Fût réduit désormais à seconder mes feux. (La Suiv., v, 8.)
Notre poëte dit encore, d'une manière moins particulière :
L'esprit fourbe et vénal d'un voisin de Mélite
Donnera prompte issue à ce que je médite. (*#•, H> &)
On a dit avant Corneille, d'une manière analogue : Espérant estre dans deux jours de retour en mon armée pour poursui? re mon
iriae, de laquelle j'espère que Dieu me donnera tonne mue. {Un. miss* de if„ L iTt p. 5*1, SI msn 1508.)
Ue locution se rencontre fréquemment dans les Lettres mis-
LOUX de, se rapportai! I à un nom de chose, pour signifier protège, défend :
Madame, je sais reine, et dois régner sur moi.
Le rang que nous tenons, pieux de noire gloire.
Souvent dans un tel choix nous déftrad de nous croire, {D, Sanç4> i, 2»)
.MAÏS, pour tout jamais, comme a tout jamau :
A d i e u pan » fmfjnpafi, (Sert. t m , 9. )
iTEE rjH roî ne fsfoft, l'en précipiter, au figuré :
Il peut faire trembler h terre sous «es pas.
Mettre an roi hors du inine, et donner «es Étais, (CM*, tu, 4,)
y avait, observe Voltaire :
m Jr(trr vu roi du trône, et donner ses Etals. »
Mèttïïtkorti ajoute- 1— il avec raison, est bien moins énergique jeter % et n'est pas même une expression noble. Roi hors est à l'oreille. Pourquoi ne dirait-on pas jeter du trône? On dit ijeter du haut du trône? »