‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 390 sur 743 · LOIN. — LONGTEMPS · texte numérisé non relu

LOIN. — LONGTEMPS

— Dans le même sens, prendre loi M Qt. tagiAw :

Nous craignons voire exemple, et douions II dans Ko me

11 n'instruit point Je peuple à prendre loi d'un homme. \S&>*

— prendre loi de, suivi d'un nom do chose, obéi former à : .

Ses désirs prendront toi dt mes propres désirs. v#l0tff., iv. I ■)

t *n a dit de même, prendre ta foi de :

Pour qui m'est irop cruel je veux être barbare,

Dépouiller le respect dont foi trop pris la loi,

El perdre une pitié que l'on, n'a pas pour moi. (T. Corn., Coinnt., jii, 3<)

Je n'ai plus recours qu'à ma rage ; D'elle seule aujourd'hui je veux prendre ta toi, (Id*. Citcè, i», K.l

— plis il (cela) vous fait de lois poua, pour dire plus rein obtigt* de :

Je fus ambitieuse! inconstante et parjure.

Pins votre amour fut grand, plus grande eu est l'injure*

Mais plus il a paru, plus il vous fait de fait,

Pom défendre l'honneur de votre premier choix. (5op/i., u. 4.)

LOIN, de loin, eu parlant de temps :

J'ai prévu d'asseî loin ce quo j'en viens d*app rendre. tftad»tj,t v, 4.J LOISIR, n'avoir pas loi&ih de, suivi d'un subst. :

rVoaj n'avons pat loisir d*un plus long entretien. {Le Htm** t, 9J

LONGTEMPS, employé comme une locution substantive :

C'est par là, Madame, que j'espère obtenir de Votre Majesté le pardon du long temps que j'ai attendu à lui rendre cette sorte d'hommage. (Pol.t à la reine rég.) Avoir un si long temps des sentiments si vains, C'est assez mériter l'honneur de vos dédains.

{Pois, div.y Sur le départ de la marquise de B. A. F.) Son père peut venir, quelque long temps qu'il tarde. (Le Ment., i, 2.)

C'est seulement depuis la fin du dernier siècle qu'il a été décidé par la tyrannie grammaticale que longtemps serait toujours adverbe. Rien assurément n'empêcherait de le faire encore substantif comme dans les exemples suivants, où naturellement il est écrit en deux mots :

Le long temps qu'il y a que j'ay eu advis de votre partement. (Lett. miss, de Henri If, t. iv, p. 122.) — Vous savez le long temps qu'il y a que j'ay résolu un ambassadeur en ce pays-là. {Ibid., t. m, p. 846, 30 sept. 1594.) — Je n'ai pas délibéré le faire pour un si long temps. (Ibid., t. iv, p. 41.) — Le long temps qu'il y a que sa compagnie tient la campagne. (/eût., p. 256.) — Les Frères de Bohême... composent une secte particulière séparée des Albigeois et des Pauvres

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