METTRE UN GRAND OBSTACLE A I
Madame, tous voyez avec quels sentiments
le mets ce grand obstacle à vos contentements. {Pertk., i, 1)
— mettre la vertu a, la faire consister à :
... Le siècle où nous sommes A bien dissimuler met ta vert* des hommes. [La Veuve, in, t)
MEUBLE, petit meuble de bouche, expression précieuse et affectée pour signifier paroles flatteuses dont on embellit ses discours :
Soleils, flambeaux, attraits, appas,
Pleurs, désespoirs, tourments, trépas,
Tout ce petit meuble de bouche
Dont un amoureux s'escarmouche,
Je savois bien m'en escrimer. [VU. poà.)
MEUR, pour mûr, rimant avec humeur, selon la prononciation du temps :
Que je vous croyois bien d'un jugement plus i Ne pouviez-vous souffrir de ma mauvaise humeur?
[La Gâter, du Pal, i,V,
MIEN, placé devant un subst. et précédé d'un adj. démonstr. :
Et d'abord vous prenant pour ce mien camarade,
Mes sens d'aise aveuglés ont fait cette escapade. {Cfii., n.t)
Mien se trouve employé de même avec toi devant :
Il m'est mort vit mien frère. (La Foirr., FabL iu, 9.)
MIEUX, pour le mieux, comparatif au lieu de superlatif, par latinisme :
Et je tiendrois des deux celui-là mieux épris
Qui favoriseroit ce que je favorise,
Et ne mépriseroit que ce que je méprise. (Don Sancke, m, 4.)
Celé pu me à Paris livrèrent
Et en après le conjurèrent
Qu'a la plus bêle la donast,
Et celi que il mius prisas t. [Floirc et Btancefl., éd. du Mér., t. 450.) Fortune, dont le vent hors de leur route emmène Les vaisseaux mieux guidez de la prudence humaine.
(Schkl., Tyr et Sid., 2« journ., ni, 1)
Olivier Patru étoit l'homme du royaume qui savoit mieux notre langue. (Peu*. Hornm. ill., Patru.)
On disait de même souvent meilleur pour le meilleur :
Le considérant pour ce qu'il est, c'est-à-dire pour le plus généreux et le pi»* obligeant de tous les hommes, et qui fait les choses de meilleure grâce. (M* •* La Gubttb, Mému, bibl. elzév., p. 210.)