‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 421 sur 743 · MONTRE. — MORT · texte numérisé non relu

MONTRE. — MORT

— monter plis haut, fig., dans le sens de s'aocrottre :

Vois leor constance an milieu de leurs gènes,

Monter phu kaut\ plue ou lus fût languir. (!»*., m, W.)

— monter» activ., avec en ou à, faire monter :

Apre* un tel

Deox ans les ont monté* em haut degré d'honneur. (L'Iltms. eom., îv, 16.)

Est-ce là cette floire et ce haut rang d'honneur

Oà te devoit monter l'excès de son bonheur? (fM, v, 5.)

— se monter, fig., comme s'élever :

A moi? mes vanités jusque-là ne ae moment. [La Suit., in, 6.)

Vos frères sont vainqueurs quand nous sommes trahis,

Et voyant le haut point où leur gloire se atonie,

Vous regardez fort peu ce qui nous vient de honte. (Jfor., m, 6.

MONTRE, passer a la montre, avec un nom de personne :

Chez 1? s provinciaux on prend ce qu'on reneontre,

Et là, faute de mieux, un sot passe é la montre. (U Menu, î, 1.)

Habituellement, dans cette signification, le sujet est un tionnle chose.

MONTRER, équivalant à montrer que... suivi du verbe être: L'effet montra soudain ce conseil salutaire. {jnoéo*j., '• 1-i

Forme rapide, à tort critiquée par Voltaire, et qui se retrouve dans le Bajazet de Racine :

Lui montrai d'Amoral le retour incertain. (Act. t. se 1.

Dans ces deux exemples, le sens est également montrer que.

MORDRE, faire mordre la terre, comme faire mordr* l«

poussière :

C'est vous seul aujourd'hui dont la main vengeresse

Rend à Créon sa fille, à Jason sa maltresse.

Met Mgée en prison, et son orgueil -a bas,

El fait mordre la terre à ses meilleurs soldats. (MA/., »*,*•

MORT, subst. fém., avec le plur. :

De cent cruelles morts cette offre est tôt suivie. {Œd.y i,3.)

Après tant de forfaits et de morts entassées,

Les troupes du Levant d'un tel monstre lassées.

Pour César en sa place élurent Corbulon. [Tiu et Bér.t i, !•

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