MONARCHIQUE. — MONTER
On trouve encore : c Qu'ils essayent mon. » Cette expression singulière se lit dans une apologie des réformés, datée de 4560, page 424 du tome i du Recueil des choses mémorables, etc. , depuis la mort de Henri II jusqu'au commencement des troubles, 4565, in-12. Mon, dans cette phrase curieuse, a le sens de seulement, mais c'est toujours au fond la même signification. On dirait bien en latin : expcriantur quidem.
L'emploi de la particule mon, l'observation en a déjà été faite, se trouve jusqu'au commencement du dix-huitième siècle.
MONARCHIQUE, subst. fém., la forme, l'état monarchique :
Les Macédoniens aiment la monarchique,
Et le reste des Grecs la liberté publique. (Ciium, u, 1.)
MONDE, un monde, absol., pour dire une grande quantité de personnes :
L'éloignement d'aucun ne «aurait m'affliger,
MUle encore présents m'empêchent d'y songer.
Je n'en crains point la mort, je n'en crains point le change;
Un monde m'en console aussitôt, ou m'en venge. (La Pi. Roy., i, 1.)
MONTAGNE, fig., et hyperb. des montagnes de morts :
Cet horrible débris d'aigles, d'armes, de chars,
Sur ses champs empestés confusément épars,
Ces montagnes de moru, privés d'honneurs suprêmes,
Que la nature force à se venger eux-mêmes. (Pomp.% i, 1.)
MONTER, neut. et fig. monter a un bonheur, y parvenir, l'atteindre:
Que trouvez-vous, madame, ou d'amer ou de rade,
A voir qu'un tel bonheur n'ait plus d'incertitude,
Et quand dans quatre jours vous devez y monter,
Quel importun chagrin pouvez-vous écouter? (7¥le et B4r.t i, 1.)
— monter d'état, parvenir à un état plus élevé, comme on dit monter en grade :
Dedans saint Innocent il se fit secrétaire.
Après, montant délai, il fut clerc d'un notaire. (UIllus corn., i, 3.)
— monter, avec un nom de chose pour sujet, se porter, avec l'idée d'excès :
Ne vous offensez pas d'ouïr parler en maître,
Grande reine, ce n'est que pour punir un traître,
Criminel envers vous d'avoir trop écouté
L'insolence où montoit sa noiie lâcheté. {Sert. , y, 7.)