NOUVEAU. — OBJET
proche du lieu où il avoit esté nourry, voulut revoir cette chère et seconde pairie, afin de visiter le roy de Palmirenie, et traiter de quelque accommodement. Le bon roy, qui avoit tant pleuré sa chère nourriture, la revit avec beaucoup de larmes. (Gomberv., Cythérée, \, 6.)
NOUVEAU, il est assez nouveau QUE, c'est une chose assez nouvelle, assez rare que :
// est assez nouveau qu'un homme de son âge
Ait des charmes si forts pour un jeune courage. {Sert., u, 1.)
— nouveau, employé devant un participe passé comme ntm~ vellement :
Il est nouveau venu des universités. (La Veuve, i,3.)
NOYÉ a, comme noyé dans, noyé au sang :
Songe aux fleuves de sang où ton bras s'est baigné.
De combien ont rougi les champs de Macédoine,
Combien en a versé la défaite d'Antoine,
Combien celle de Sexte ; et revois tout d'un temps
Pérouse au sien noyée, et tous ses habitants. (Cin., iv, 1.)
NUAGE. Emploi très-poétique au figuré :
Un sommeil inquiet sur de cou/us nuages
Élève incessamment de flatteuses images.
Et sur le vain rapport fait naître des souhaits
Que le réveil admire et ne dédit jamais. (La Gui. du P«/., i, 8.)
OBJET, employé comme personne :
Ton adorable objet, mon unique vainqueur, Fait naître chaque jour tant de feux en mon cœur, Que leur excès m'accable, et que pour m'en défaire, J'y cherche des défauts qui puissent me déplaire. (ÊÊéL, i, 4.)
Tu fuis à te venger; Y objet de ta maîtresse
Fait qu'un tel désir cède à l'amour qui te presse. {CM., m, 1.)
Mais si j'ose brûler, je sais aussi me taire, Et, près de votre objet, mon unique vainqueur,
Je puis tout sur ma langue, et rien dessus mon cœur. {La Veuve, u, 4.) Celte façon d'aimer me sembloit fort commode, El maintenant encoi j<; vivrois à ma mode : Mais V objet d'Amarante est trop embarrassant; Ce n'est point un visage à ne voir qu'en passant; Et je ne sais quel charme auprès d'elle m'attache. (La Suiv., i, 3.)
cléandre. Mais voir de ce côté ta démarche avancée,
Montre bien qu'Angélique est fort dans U pensée.