‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 443 sur 743 · ORDRE. — OTER · texte numérisé non relu

ORDRE. — OTER

De l'Empire usurpé rendre grâces aux dieux,

Et que le front paré de votre diadème

Ce traître trop heureux ordonne de vous-même? {Oth,. v. 2.

Et seul de tous les Grecs ne m'est-il pas permis

D'ordonner des captifs que le sort m'a soumis? (Rie, Androm., 1, 2.;

— ordonner de quelque guose, donner des ordres au sujet de quelque chose :

Des plus heureux desseins font avorter le fruit,

De peur de le laisser à celui qui les suit.

Comme ils ont peu de part au bien dont ils ordonnent,

Dans le champ du public largement ils moissonnent. [Cinna, i, 2.)

ORDRE, donner ordre a ses affaires, mettre ordre à ses affaires :

Donne pour ce grand jour, donne ordre à tes affaires.

Pour ce grand jour, le comble ou la fin des misères. (/mu., i. 24.)

— ames d'un ordre trop haut, âmes d'une nature trop élevée:

Leurs âmes à tous deux, d'elles-mêmes maîtresses.

Sont d'un ordre trop haut pour de telles bassesses. Pot., in, 1.

ORTOGRAPHER, pour ortograpkier :

J'ai donc fait ortographtr ainsi les mots suivants. (Préf. de : L- ThAH- de P. Corn.y édit. de 168-2.)

OSTENTATION, avec le pluriel :

Elle enseigne à ranger les sens sous ta puissance, A bannir de tes actions L'orgueil des ostentations ,

Et le fard de la complaisance. [Imii., ni, 54.

Quant au général, il fut admiré de Scipion, qui au milieu de sa gloire sembloit porter envie à la capacité du vaincu; et le vaincu, dont l'humeur étoit assez éloignée des vaines ostentations, crut toujours avoir quelque supériorité dans ls science de la guerre. (St-Evrem., RéfUx. sur les div. génies du peuple romain, vu.)

Voir notre article HONTE.

OTER, fig. oter de souci, tirer d'inquiétude :

Souffrez que j'aille ôter mon maître de souci,

11 meurt d'impatience à force de m 'attendre. [La Gai. au Pul.% iv, 1

— De même avec le pron. pers. :

J'ai cru, pour m'en défaire, et m' ôter de souci,

Que le meilleur étoit de l'amener ici. L'Illus. corn , iv, 5.)

Rodrigue, fuis de grâce, Ole moi de souci;

Que ne dira-t-on point si l'on te voit ici ? (U Cid, m, 1 )

— OTEB DE SCRUPULE :

J'avois eu jusqu'ici ce respect pour ta gloire

Qu'en te nommant tyran j'avois peine à me croire,

Je me tenois suspecte, et sentois que mon feu

Faisoit de ce reproche un secret désaveu.

Mais tu lèves le masque, et m'oies de scrupule ,

Je ne puis plus garder ce respect ridicule,

Et je vois clairement, le masque étant levé.

Que jamais on n'a vu tyran plus achevé. {Penh., iv, 2.)

— oter de, diminuer, affaiblir :

Je les laisse en latin, de peur que ma traduction n'aie trop de leur grâce et de leur force. [Pomp., au lect.)

OU,adv. de lieu, employé d' une manière ellipt., devant un infin.:

Oui, mais il faut retraite après où me sauver. .

Et je n'ai point d'ami si peu jaloux de gloire

Que d'être partisan d'une action si noire. [La Veuve, u, 6. >

Contre ceux, qu'on pressoit de vous faire périr,

Je n'avois que les airs par où vous secourir. {La Toi*. dtor, m, 6.)

— or que, elliptique, pour signifier en quelque lieu que , vbicumque :

Où que soit Rosidor, il le suivra de près.

Et je saurai changer les myrtes en cyprès. [Clit . iv, 6.)

Fais qu'à force de cris poussés jusqu'en la nue

Ton mal soit plus connu que la cause inconnue,

Fais que chacun le sache et que par tes clameurs

Clarice, où qu'elle soit, apprenne que tu meurs. (La Veuve, iv, 1 .)

Qu'on le trouve où qu'il soit; qu'une grêle de bois

Assemble sur lui seul le châtiment des trois. [La Gui. du Pal.4 \, 9.;

Nous le rencontrerons, n'en soyez point en peine ;

Où que soit sa retraite, il n'est pas toujours nuit ;

Et ce qu'un jour nous cache, un autre le produit. (La PL Roy., v, 4.)

On trouve de très-anciens exemples de cette forme abrégée :

Louis de Chalon... éleva plusieurs gens-d'armes bourgongnons et autres, ou qu'il en peut finer, àgranscoust, frais, et missions. (Oliv. de La Marche, Mèm.y i,21.) — Et tous les jours, où qu'ils soyent, chantent les heures du jour, et la grande messe solempnelle. (ld., Estai de la maison de Charles le Hardy, De la chapelle.)

Mais elle était déjà condamnée par les grammairiens du dixseptième siècle :

< Où que, pour en quelque lieu que. Celte façon de parler, dit Ménage, se trouve eu plusieurs auteurs tant anciens que modernes. > (Observ. sur la tangue Jranç., 1** p.. c. 71 }

Cet écrivain, assez souvent un peu puriste, dit encore :

c Nonobstant toutes ces autorités, je tiens cette façon de parler vicieuse, et je ne voudrois pas m'en servir ; je conseille aux autres de ne s'en point servir.* [Ibid. >

Malgré cette décision, de bons écrivains, comme Jean-Jacques et Buffon, n'ont point fait scrupule d'employer ou que pour a quelque lieu que; et certes ce n'est pas une locution à rejeter deli langue.

ir., i,5.) I ..m,l.j

— ou," pour quand, comme Yubi des Latins :

Vous n'êtes point encore au point où je vous Yeux,

Et tonte amitié meurt où naissent de vrais feux. [La Suit,

Le choix est inutile où les maux sont extrêmes. {Tkéoé.

Il est honteux de feindre où Ton peut toutes choses. [Penh., in, i!

Antigone est parfaite, Isméne est admirable,

Dircé, si vous voulez, n'a rien de comparable.

Elles sont l'une et l'autre un chef-d'œuvre des cieux ;

Mais où le cœur est pris, on cherche en vain les yeux. l&'-d., i, *•

Viriate, il est vrai, pourra s'en émouvoir;

Mais que sert la colère où manque le pouvoir? [Snu, i, i)

Cette signification se rencontre assez souvent chez de bons écrivains :

Il étoit homme de parole où un grand intérêt ne l'obligeoit pas au contraire. (Retz, Mém.)

Tu parles de supplice où je dois récompense. (T. Coax., Sri/., u, 5)

Mais songez, si l'amour me la rendoit moins chère,

Que je pourrois parler où je cherche à me taire. (Id., Maxim., rv, 3.!

Le sang contre l'amour s'explique vainement ;

Et ce n'est rien qu'un père, où l'on sauve un amant. (Id., ioid.. it, 4.

Le désordre est à craindre où l'époux ne peut plaire.

(Id., César d Âvalot, m, 1 '

Je compte sur vous en cette occasion, et j'y compterais même quand tous m'aimeriez moins : car je connais votre âme, je sais qu'elle n'a pas besoin do zèle de l'amour où parie celui de l'humanité. (J.-J.Rouss., Nouv. fiéL, 1. 1>4

Ou s'employait encore d'une manière analogue pour signifier tandis que :

Combien y auroit-il d'hommes hebetez et grossiers, si depuis le plus tendre àt leur jeunesse on ne les jettoit dans les escolles, où la piuspart, le plus souvent après avoir bien employé du temps, sont aussi sçavans que quand ils y ont entré ; où, au contraire, si on emplo) oit après les femmes la centiesme partie du soin et de la cure qu'on prend après les hommes, on verroit des merveille Caq. de f Accouchée, 6" journ.)

Mais mon cœur trop loyal ne peut être blâmé, Si ce n'est seulement pour t'avoir trop aimé. S'il eût eu moins d'amour pour une ûme inûdéle. Je serais innocente où je suis criminelle.

(Montfleuhy, La Mort tfAsdrubal, u. 3-

— 01* , dans lequel, dans laquelle, en qui :

Je rends grâces au Dieu que ta m'as fait comiotlre

De cette occasion qu'il a si tôt fait naître,

Où déjà sa bonté, prête à me couronner,

Daigne éprouver la foi qu'il vient de me donner. {Pol., u, 6.)

Le déplorable état oà je vous abandonne

Est bien digne des pleurs que mon amour vour donne. Jbid.y iv, 3.)

Aucun effroi n'y régne où j'ose m'arrêter. (toid., m, 1.)

L'ingénieuse tissure des fictions avec la vérité, où consiste le plus beau secret de la poésie, produit d'ordinaire deux sortes d'effets, selon la diversité des esprits qui la voient. (Abr. du mari, de S. Polyeucie.)

L'attente où j'ai vécu n'a point été trompée. {Le Ment., i, 1.)

Ab ! que vous me gênez ^

Par cette retenue où vous vous obstinez ! {Héracl., m, 5.)

Car je vous l'avouerai dans l'état déplorable

Où m'abîme du sort la haine impitoyable,

Où tous mes alliés me refusent leurs bras,

Mon plus cuisant chagrin est de ne vous voir pas. [Penh., iv, 5.)

Je n'invite point à cette lecture ceux qui ne cherchent dans la poésie que la pompe des vers : ce n'est ici qu'une traduction fidèle où j'ai tâché de conserver le caractère et la simplicité de l'auteur. {Pré/, de l'Imit., édit. de 1670.) — C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaye d'opprimer la vérité. (Pasc, Lett. pr ovine, xn.) — Pendant votre séjour de Paris, je vous conseille de vous faire instruire de la philosophie de Descartes : mesdemoiselles de Bussy l'apprendront plus vite qu'aucun jeu. Pour moi, je la trouve délicieuse, nonseulement parce qu'elle détrompe d'un million d'erreurs où est tout le monde, mais encore parce qu'elle apprend à raisonner juste. (Le C" de Codlangbs, Lett. à Bussy-Rabutin, 27 août 1673.) — David fit une faute considérable où le jeta son bon naturel. (Boss., Polit., ix, 3.)

Les Lorrains enrichis de mes champs désolés Revendent dans leur camp les biens qu'ils m'ont volés ; Et leur perfide prince, où votre espoir se fonde, Qui se trompe lui-même en trompant tout le monde, Ce juif errant que Dieu ne peut voir sans'courroux. S'en rêva sans combattre et se moque de vous.

(Moktpl., Êléfj. de la France aux Frond.)

Cléandre, s'étant rendu chez Eudoxe pour commencer les entretiens touchant la matière proposée, le trouva dans son cabinet encore occupé à feuilleter divers livres pour et contre les jésuites , où il avait fait plusieurs remarques, et qu'il avait assemblés sur sa table. (P. Daniel, Entret. de Cléandre et a" Eudoxe.) • Dieux des cieux, pardonnez cette joie.

Qui se mêle un moment aux pleurs où je me noie.

(Volt., L'Orph. de la Ctone, il, 3.)

L'engagement où tu vis ne peut rester longtemps caché dans une petite ville comme celle-ci. (J.-J. Rouss., La Nouv. Bel., \, 56.)

0 peuple magnanime, imite en tout les cieux,

Pardonne, et souviens -toi des complots homicides

Où la Ligue autrefois entraîna tes aïeux. îFonvajies.)

— On disait aussi souvent où pour auquel, à laquelle* à quoi, et avec interrogation, auquel* à laquelle* à quoi?

PoL, v, 5.;

[lbid.% v, 5.) {Pomp., îv. 3.) <Théod.%\f 2.)

[HéracL, v, 3.)

{La £utv., Epllre.) \\icom„ i,5..

{laid., h. i.:

(Agés., m, 1.)

[Ail, ni. 2.;

(Ibid.

(Pulch..

ivt 3.J it. 4.;

Celle où j'ose aspirer est d'un rang plus illustre. Allez, dans le caprice où votre humeur s'obstine. Vous ne méritez pas l'amant qu'on vous destine. Tout miracle est facile où mon amour s'applique. L'objet où vont mes vœux seroit digne d'un Dieu Ab I c'en est trop enfin, et ma gloire blessée Dépouille un vieux respect où je l'avais forcée. La gloire a des trésors qu'on ne peut épuiser; Et plus elle en prodigue à nous favoriser, Plus elle en garde encore où chacun peut prétendre Et voilà le seul point où Rome s'intéresse. Et rompu par sa mort les spectaclos pompeux ()ù l'effroi de son nom le destinoit chez eux. Ainsi de ce repos où votre ennui prétend, Je dois prévoir en roi quel désordre peut nature. Si de son trop d'amour sa haine est tout le fruit, Alors qu'on la mérite, où se voit-on réduit? Et par tous ces dédains où j'ai su iecourir, J'ai voulu vous déplaire, afin de vous guérir. Vous voyez les chagrins où cette offre m'expose.

Les maux où je suis condamné.

Seroit-il quelques nœuds où se pût attacher Le bonheur d'un amant qui vous étoit si cher. Et qui reçoit le plus se doit mieux prémunir Contre ce doux orgueil où l'abondance invite. ... Abaissement secret, Où quiconque a du cœur ne consent qu'à regret

Car ce fust folie et enfance

Se son seul enfant otroiast

A gent où il ne se fiast. (Herbers, Dolopaihos, bibl. elzév., v. 1286.;

Voicy le temps si" longtemps désiré Où nos aïeux en vain ont aspiré, Qui sur l'Anglois finablement rameine La juste (hélas) mais trop tardive peine.

(Joagh. du Bellay, Chant triomphal sur le voyage de Boulogne.,

Ce n'est pas parler en homme de bien d'accuser les filles d'un péché où elles ne songèrent de leur vie. (Tournedu, Les Content, v, 5.) — Quand je me suis mis quelquefois à considérer les diveises agitations des hommes, et les périls elles peines où ils s'exposent, dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, j'ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. (Pasc, Pens., v.) — Celte vue intérieure ne lui fait plus trouver cette douceur accoutumée parmi les choses où elle s'abandonnoit avec une pleine effusion de cœur. (Id., Opusc, sur la conv. du pcch.) — Tout cela leur persuadoit que la machine où je travaillois étoit une curiosité semblable. (Cyrano, Hisi. corn, des États et Emp, du Soleil.)

{Sur., I, 1.)

(ftirf., i. 3.)

(/juif.. n\ 22.)

[Bemerc. à Mazann.)

Ah ! pauvre malheureuse ! hélas ! où pensois-tu

Alors que tu faisois ce tort à la vertu? (Racan, Berg,, iv, 5.)

L'hymen où pour Sévère on veut forcer Constance

Du succès de nos vœux nous donne l'assurance. (T. Corn., Maxim., i, 3.)

Seigneur, il m'est bien dur que ma foi soupçonnée

Redouble les malheurs où je suis destinée. (ld., ibid., in, 6.)

Depuis le triste jour que mon amour. extrême

Vous a, par mon hymen, fait part du diadème,

Toujours d'un noir chagrin votre esprit obsédé

M'a fait voir la contrainte où vous avez cédé. (Id., ibid.)

Ainsi, quelques périls où j'expose ma tête.... (Id.. ibid., iv, 2.)

La fuite où m'a forcé le seul bien de l'État

Eût de la calomnie autorisé l'éclat. (Id., ibid., v,7.)

Que vois-Je? quelle épée ! Ah ! qui l'auroit pu croire?

0 ciel! j'allois perdre mon fils !

J 'a vois laissé ce fer pour ta reconnoissance ; Mon fils, ah ! mon cher fils ! où nous exposois-tu ? ((Juin., Thésée, v, 4.)

J'accepte l'entrevue, et veux bien différer

La bataille où j'ai cru devoir me préparer. (Pradon, Scip. l'Afiic, i, 1.)

Mais pressez l'entrevue où j'ai dû consentir. (Id., ibid.)

C'est une chose où je suis déterminée. (Mol., Le Méd. malgré lui, m, 6.) — Je ne laissois pas cependant de m'exercer et de m'éprouver en secret et sans confident, dit-il, raisonnant seul et en moi-même sur tous les événements qui se présentoient; plein d'espérance et de joie quand je découvrais quelquefois que mes premières pensées étoient les mêmes où s'arrêtoient à la fin les gens habiles et consommés, et persuadé au fond que je n'avois point été mis et conservé sur le trône avec une aussi grande passion de bien faire sans en devoir trouver les moyens. (Louis XIV, Œuv., t. i.) — Le public ayant approuvé ce genre d'écrire où je me suis appliqué depuis quelques années, c'étoit le prévenir en ma faveur que de faire une telle réponse.' (La Bruyère, Disc, à l'Acad.) — Les infidélités les plus ordinaires où nous tombons dans les démarches du salut que Dieu demande de nous consistent... (Mass., Serm. pour le jour de la Purif., n.) — Ce double mérite disposa saint Pierre à la souveraine dignité de l'Église où Jésus-Christ le vouloit élever. (P. Brbtonn., Mystères.)

A la seule raison, et non pas à l'absence,

Je veux devoir la gloire où j'aspire en ce jour.

(Destouchbs, Les Philos, amour,, 1,6.)

Où me vois-Je réduit? x (Volt., Or es te, in, 5.)

Que crains-tu?

oreste. Les horreurs où je suis destiné.

Les oracles, ces lieux, ce sang dont je suis né. (Id., ibid., iv, 5.)

Où me réduisez-vous? (Id., ibid., v, 3.)

Où sommes-nous réduits? 0 monstres! à terreur 1 Chaque instant fait éclore une nouvelle horreur.

(Id., V Orphelin de la Chine, i, 5.)

Pardonne à cet hymen où j'ai pu consentir. (Id., Alzire, in, 1.)

Zamore, laisse en paix mon âme déchirée

Suivre l'affreux devoir où les cieux m'ont livrée. (Id., ibid.)

Seigneur, j'embrasse vos genou.

C'est à votre vertu que je rends cet bommage. Le premier oà le sort abaissa mon courage. ,ld.. tèéd , m,"

O divine amitié ■ félicité parfaite.

Seul mouvement de Time on l'eicès soit permis.

Change en bien tons les maux oà la ciel m'a soumis.

{Id., Dise, sur rkommt, u ,

( ette \ aste espérance oà se litre on vainqueur, Seule ne suffit pas an besoin de mon coeur. (Jocnr, Béht., 1,6.

Je n'avais pas réfléchi, reprit-elle, sur mille circonstances 06 je faisais alors peu d'attention. VM~ Riccoa., Hisu de deux /canes amies.) — Cet art n'est potit frivole en lui-même; il ne le devient que suivant les objets oà on l'applique. ;U Haars. L*c. 3* p., 1. 1, c. vin, secL 1.) — Voilà, par eitanplft, M. te comte iatbert. qui nous donne un Glossaire dm centre de la franco, empoté avec ce* patience, cette méthode et cette rigueur d'observation oè f «a m forme par i'erade des sciences naturelles, car. etc... Et s'il ne l'espère pat, «• tend sa pièce <k %ers* >èxix. Récréai. pkiMog.)

— 01 se disait de même poor gong lequel, gong laquelle :

Et ainsi ils furent réduits sous l'obéissance des François, oà ils ont démené jusques au temps que... JtoBJUC, huer, det Prime.* 1666, p. 18.)

— Pour sur lequel :

Oui. reine, si quelqu'un dans ce vaste univers

Pouvott porter plus haut la gloire de vos fers :

S'il étoit quelque troue oà tous puissiez paraître

Plus dignement assise en captivant son maître,

Tirois. j'irots a lui. moins pour le lui ravir.

Vue p^ur lui disputer le droit de vous servir. Porno., it. :<.:

Je l'accepte. Romains, ce droit de commander

(H je fonde aujourd'hui ma dernière espérance. Jonr. &»».. m. S.

— i*i . se disait et se trouve encore employé pour chez lequel, ttez iihjuell* :

-. vue *oas :hïr^h:ei .ie ces sages coquettes *>i pe:n?&t ;;>u> tenants débiter leurs fleurettes. U Mem.. 1. 1

' ■n a »iit de même dans des vers devenus proverbe :

Li *fn:ai!e *mpb::ryj«

t>î : asvhitrv >a *& i c* dîne.

Kl encore

T.i> :.e«i:* ^v ;. *:*:..* ^«* .vu *E 1 oc aboode.

^ -a ?*«: ia brsivaje a ai iaaaa:s frémi... Pista»

— u*rneille a encore employé, mais moins correctement, ci» nous semble. -, A pour per lequel :

rï*ç*r.*as >;c ^jtmc. ml. ps«r faieur issigne.

U> i**\ ;«; nie** 4e se j:<s>£re a*** a***» Awêrrm.. 11. i.

— par ou, fig., pour indiquer le moyen, la cause :

Quelquefois l'un se brise où l'autre s'est sauvé,

Et par où l'un périt, un autre est conservé.

Si jamais je puis voir par où n'en point douter. {Oth., ▼, 1.)

Tout soumis qu'il paroit, apprenez qu'il conspire

Et par où sa vengeance espère y réussir. {âgés., m, 2.)

... Que voulez-vous : j'adore Pulchérie,

Et n'ayant rien d'ailleurs par où la mériter,

J'espère en ce doux titre, et j'aime à le porter. (Pulch., i, 4.)

On a trouvé de lui après sa mort quantité d'écrits sur l'antiquité, sur l'histoire, sur la théologie même, si éloignée des sciences par où il est connu. (Fortbn., Êiog. des Acad., Newton.)

— ou, faisant pléonasme, pour que :

Ce n'est pas là, madame, où je prends intérêt. {Sophon., v, 4.)

Cet emploi, aujourd'hui rigoureusement proscrit par la grammaire, était au seizième et au dix-septième siècle regardé comme très-correct, et se rencontre encore assez fréquemment chez les meilleurs écrivains du commencement du dix-huitième siècle , et même chez plusieurs du dix-neuvième.

Aussi ce n'est qu'en eux où mon espoir se fonde. (Racan , Les Berg., v, 2.) C'est à Tauris où se fait la plus grande partie des peaux de chagrin qui se consomment en Perse. (Tavern., Voyage de Perse, î, 4.) — Il y a un village auprès de Sardes du mesme nom ; et c'est en cette ville où estoit une des sept Églises dont saint Jean fait mention dans son Apocalypse. (Id., ibid., î, 7.) — C'est dans cette province de Kerman où presque tous les Gaures se sont retirez. (Id., ibid., î, 8.) — Apprenons à ne perdre jamais l'espérance dans quelque abîme de maux où nous soyons plongés. (Boss., Méditations sur PÊvang., Dernière semaine du Seigneur, ex.)

Nous supprimons les exemples de Molière pour ne pas répéter le bon travail de M. Génin.

Au dix-huitième siècle on trouve, entre autres emplois :

C'est là où j'ai connu Antoine. (J.-J. Rousseau, Emile, v. ) — C'est en Amérique où nous trouverons un très-grand nombre de mines d'argent, plus étendues, plus abondantes, et travaillées plus en grand qu'en aucune antre partie du monde. (Bufpon, Bist. natur. des miner.) — Ce n'est qve de nos jours qu'on s'est élevé à la théorie de sa forme intérieure (la terre), ot qu'on a démontré l'ordre et la disposition des matières dont elle est composée ; ce n'est donc que de cet instant où l'on peut commencer à comparer la nature avec elle-même, et remonter de son état actuel et connu à quelques époques d'un état plus ancien. (Id., Époq. de la nat.) — C'est dans ces terres de la zone torride où se sont faits les plus grands bouleversements. (Id., ibid., 3a époq.) — Ce n'est guère qu'en France où de pareilles questions peuvent être agitées. (Nbckkr, De ÏAdmin. des finances, xm.) Ce fut donc dans ces plaines où je conduisais Paul. (Bswc. db St- Pibrre, Paul et Virg.)

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