ORDINAIRE. — ORDONNER
De nos jours, dit-il, on s'est avisé de raffiner sur cette ex- >sion et d'y substituer fleur d'oranger; pour cela on a allégué
ce sont les orangers et non les oranges qui portent des rs.
L'argument n'est pas neuf; le docteur Chaussier, célèbre proeur et grand éplucheur de mots; s'est le premier élevé contre pellation eau de fleur $ orange. Il y a de cela quelques trente quarante ans et plus, j'étais étudiant en médecine , et je me >elle la grande colère du maître quand il entendait prononcer 'd'orange! — Monsieur, disait-il, dans quelle contrée avez- $ vu des oranges, des poires ou des pommes portant des ps?... » (Escallier, Rem. sur le patois, suivi d'un vocabulaire i-français inédit du quatorzième siècle, p. 40.)
RDINAIRE, subst. votre ordinaire est-il de (un infinitif), 3e votre habitude de :
Voire ordinaire est-il de rêver en parlant? {Le Ment., i, 6.)
• l'ordinaire, le point, le degré ordinaire :
Et quand la renommée a passé l'ordinaire.
Si l'on n'en veut déchoir, il faut ne plus rien faire. {Hor.t v, 2.)
RDONNER. ordonner une armée :
Là dans un long tissu de belles actions
U verra comme il faut dompter des nations,
Attaquer une place, ordonner une armée,
Et sur de grands exploits bâtir sa renommée. [Le Cid, i, 4.)
Académie avait dit :
adonner une armée. Ce n'est pas bien parler français, quelque sens qu'on lui e donner, et ne signifie point, ni mettre une année en bataille, ni établir une armée l'ordre qui y est nécessaire. *
dtaire est avec raison d'un avis opposé :
uisqu'on ne peut rendre ce mot que par périphrase, observe-t-il, il vaut . que la périphrase; il répond à ordinaire; il est plus énergique qu'arranger, er. »
ordonner de quelqu'un, ordonner de son sort :
Attendrons-nous, seigneur, que Pison repoussé Nous vienne ensevelir sous l'Etat renversé. Qu'on descende en la place en bataille rangée, Qu'on tienne en ce palais votre cour assiégée, Que jusqu'au Capitole Olhon aille à vos yeux