PAREIL. — PARENTAGE
On disait aussi paravant, adv., pour auparavant :
Et rengrégea son faict plus que paravani. ( J. Chart., Chron., c. 231.) — En se temps, ou peu paravant. ( Oliv. de la Marchb, Mém., 1, 22.) — Troyes qui paravanl se disoyt Dardane. (Palsgrave. Lesclaire. de la langue franc., p. 802.) — Car paravant les gens vivoyent aux champs. (Id., ibid.) — ... Subjuguant toutes Us nations qui paravant ne recognoissoyent point les Romains à seigneurs. [Ajtïot, fies, J. Cssar.) — En requérant et priant son ennemy de lui saulver là vie, il soubsmettoit le cœur et le corps à celuy qui paravanl n'avoit que le corps en sa puissance. (Id., ibid., Compar. de Sert, avec Eum.)
PAREIL, a la pareille, dans le sens de, par un juste retour :
Qui connoissoit Othon pouvoit à la pareille
M'en donner en amie un avis à l'oreille. (Oih., iv, 4.)
— pareil, substantiv. mes pareils, pour signifier ceux qui sentent comme moi :
Sur n\es pareilt. Né arque, un bel œil est bien fort. (Pot.,*, 1.)
L'expression mes pareils a été critiquée à tort par Voltaire.
Corneille emploie encore cette locution pour dire ceux de mon caractère, de ma qualité :
Mes pareil* à deux fois ne se font pas connottre. {Le Cid, î, 2.)
PARENTAGE, parenté :
Là, j'ai su qu'à seize ans son généreux courage
S'indigna des emplois de ce faux parentage. (D. Sanche, v, 8.)
Ce mot est ancien dans la langue, dans le sens de parenté, extraction, noblesse :
n est moult gentilhomme et je suis ung povre chevalier de bas parentage. (Lancelot du Lac, t. n, fol. 63, r°, col. 1.)
Des que tu fuz par ton hault parentage Fort jeune d'ans au temple présentée Tu cognoissois de vertu le plantage.
(Jehan Molinet, Les Faictz et diclz, éd. 1531, fol. 2, r°.) Marye toy au gre de ton illustre parentage pour avoir confort et support et tu parviendras à bon port. (Id., ibid., éd. 1540, fol. 267, v°.)
On trouve, dans le Dictionnaire de Cotgrave, parentage cfkaneton$, pour désigner une liaison formée par l'habitude d'un commerce déshonnête.
Parentage y pourparenté, se lit encore chez le poëte le plus correct et le plus pur du commencement du dix-septième siècle :
Si nommer en son parentage Une longue suite d'aïeux,