‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 454 sur 743 · PALIR. — PARADE · texte numérisé non relu

PALIR. — PARADE

-r PALIR, suivi d'un régime :

Vous eussiez va leurs yeux s'enflammer de fureur.

Et dans un même instant, par un effet contraire,

Leur front pâlir d'horreur et rougir de colère. [Citma, i, 3.)

Environ une quinzaine d'années auparavant on avait dit :

Inimitable chant, admirable sonneur,

Qui tonnant nous étonne, et parlant nous fait taire,

Nous fait rougir de honte et pâlir de colère.

(Anne de Rohan, Sonnet, en tête de la 2* éd. des Trag. de D'Aubig.)

PAMER, verbe neutre :

Je n'en puis plus, je pâme. (Mél.* îv, 3.)

Il pâlit, U frémit, il tremble, il tombe, il pâme. (Théod., v, 8.)

Corneille dit habituellement pâmer, comme dans le Cid, dans Horace; mais il dit aussi se pâmer, forme plus ancienne et qui se ^ trouve seule, par exemple, dans la Chanson de Roland, de Thé- F - roulde, dans F loir e et Blanceflor, etc.

Pâmer commençait à être d'un usage plus rare au dix-huifctlième siècle. Aussi Voltaire* à propos de ce vers fameux du Cid (nr,5):

Sire, on pâme de joie ainsi que de tristesse, kt-t-îl fait cette critique :

« On ne dit pas pâmer, évanouir, mais se pâmer, s'évanouir. »

La dernière édition du Dict. de VAcad., comme les précédentes, donne également pâmer et se pâmer.

PANNEAU, fig. être dans le panneau , s'être laissé prendre à un piège; tomber dans le panneau, s'y laisser prendre :

Quoique bien averti, j'étois dans le panneau, dorante. Va, n'appréhende pas d'y tomber de nouveau. (Le Ment., u, 6.)

PAR, rég. indir. d'un verbe pronominal :

Dans le Menteur, tout l'intervalle du troisième au quatrième (acte) vraisemblablement je consume à dormir par tous les acteurs. [Trois. Disc.)

PARADE, mettre un sentiment en parade, comme en faire parade, mettre la douleur en parade :

Faire la curieuse et la désespéréo,

Paroître avec éclat mère dénaturée,

Sortir hors de vous-même, et montrer à grand bruit

A quelle extrémité mon amour vous réduit.

C'est mettre avec trop d'art la douleur en parade. [Penh., in, 3.)

|i* PARAGRAPHE. — PARATANT.

PARAGRAPHE, r* homme a paiagiaphe, m bonne qui pose sa rie sur les paragraphes des livres de droit :

Çti k» A—» à jfyyk est «a joK galané1 ! (i^nVnt,!,!)

PARAITRE, se faux PAiArraE, se montrer, an sens propre :

Et qmï. k*i aassrtSt fne ta fe*fa* jiantoi.

Afin de te nûem. voir s'est mis a la fenêtre. .V&. ^M

Toi, p*£$e i tt {«Kir, ce crois jae poar le mseai

ie ae veax pas m jntrer ce perfide & tes yen :

Sans 3>=v «a'anssil£: qull «r fcrvii paraifre m

T:a sur rrji^ira: as Tisar* dn traître. (Gfib, m, L)

AnsàC: qn* Lnrreee a pa le reconnottre.

Elle a t:*û qm'eipres je aw «m fak pmiélbt.

Poar ^ ;er si par hasard il se me dirait rien. (I* Ifeav, i04

— pabaitie. en parlant de la roix :

Etqaf. pwrioaaerlîeade/matcà a roix.

De sa r-ixarr* çrninie il se fasse des lois. [Excmmè lri«4

PARAS TMPHER avec rx moecxac de (^iebox, barbouiller, écrire avec un morceau de charbon réloge de :

Sons rimerons an cabaret,

Ea farear dm blanc, du clairet.

On. qnand nons anrons fah ripaille,

5otre K*in coatre la muraille

Amcc %m serres de cbsrbcm

Pzraafmj'Ur* le jam^o. Poés. dit., a H, D. L.F.)

Plusieurs des dictionnaires courants donnent panmgmpktr, dans le sens de louer, et paranympke* dans le sens d'éloge.

PARAPHRASER de... traduire de.., en paraphrasant :

Les pensées de ta première des deax sont quelquefois trop spiritaeUes psv partir Je r>*rsc:^*s fjrt affligées: mais outre que je n'ai fait qae la jniayaraw et \ espa^ncl. s: c:n« zie c;-^s permettions quelque chose de plus infénteui fat le cours ùrdiA*::? de la passion, nos poèmes ramperaient souTenL ;£jr*m.dift£

— paraphraser r> tisage, le déchiffrer :

J~epiois les occasions :

J'epiljçuois nos passions;

Je p*r*r*TWÊOu n rûapr. (Mr. mv., à IL 0. L. F.)

PARAYAST c«ce. pour a*pamta*t que :

Cette soif s éteindra : ta prompte fuêrison F*rix*M «ja'ii soit peu t'en dira la raison.

Ciû^ t. 3, 1- AL jusqu'à 1«4 mtfavl Pjrjnatf eut je commence riens, je realx tcojt si je sais asnta snatsaat par porter lt fays Pal*matk, Lcacivc ne la «un. frm*., p. W7.)

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