PERSÉCUTANT — PESER
Quarente-oemf jurent periz.
Et rendirent leurs esperitz Par glayve, et aa lict vaincus. (R. de Collbhte, Blaxon des Damxs.)
Et par lequel tant d'antres toni périt.
(F. Sagok, Le Coup d'Essayé Resp. à l'Epistre de C. Mar.)
Tons ceux-là tant perig par des pestes cachées. (D'Aubigkk, Trag.f tl|
Quantité de personnes de divers sages, qualités et sexe, ouf estez périt es ces déluges et furieuses tempes les des vents. [Ettranget accident arrivez sur la Loin, Mficxxxni. Yariétét kùt. et Sa., X. vt, bibl. elsev. ) — Penses aussi combien de grands personnages sont périt par la veûe et par les yeux, auxquels eust mien valu estre du tout aveugle. (Bouchit, Seréet, xix-)— Beaucoup plus de gens tom périt d'estre trop saouls que de faim. (Id., ibid., xxx. ) — Le roi ne m'attendrit presque plus, croyant que tout étoii péri, à cause du grand feu que l'on avoit lait toute la nuit. ( Mém. de Pontis, 1. vu, 1638. ) — Ne considérons plus son ssm comme périt et réduite au néant, mais comme vivifiée et unie au souverain vivant (Pa*c., £eff.t à M- Péribr, 17 ocu 1651.)
PERSÉCUTANT, adj., employé avec un nom de chose, dans le sens de cruel :
Un si grand exemple à souffrir me convie
Tout ce qu'a le malheur de plus persécutant. (/■«/., m, 18.)
— persécutant, employé substantivement et opposé à pentcuté:
C'est donc un grand avantage pour exciter l\ commisération que la proximuJ du sang, et les liaisons d'amour ou d'amitié entre le persécutant et le persécuté, le poursuivant et le poursuivi, celui qui fait souffrir et celui qui souffre. {Deux. Disc.) — D'où vient que tant de partisans de Rome, d'ennemis de Rome, ont été si sanguinaires, si barbares, si malheureux, persécutants et persécutés? (Yoltaibi.)
Cette phrase est citée par le soi-disant Dictionnaire national de M. Beschereile, qui, par une de ces confusions étourdies on ignorantes dont il est si coutumier, donne cet emploi de imputant comme exemple de ce mot pris adjectivement.
PERSÉCUTÉ, substantiv. :
Nos rois lassés du joug, et vos persécutés,
Avec tant de chaleur l'ont joint de tous côtés. [Sert., v, 1.)
Nous n'indiquons cet emploi que pour mémoire; les exemples analogues sont nombreux.
PESER, v. n. ce que pesait son hras, quelle en était la force, la valeur :
Tu l'as vu tant de fois au milieu des combats
Montrer à tes pareils ce que jfetoit ton hras. (fats., ui, *•)