‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 578 sur 743 · RENAITRE. — RENCONTRE · texte numérisé non relu

RENAITRE. — RENCONTRE

— remplir un nom, un grand nom, répondre par ses actions à l'illustration de son nom :

Remplissez mieux tin nom sous qui nous tremblons tous. (Nicom., i, 2.)

Qui tranche du tyran doit se résoudre à l'être.

Pour remplir ce grand nom, as-tu besoin d'un maître? (Perth., m, 3.)

Tons avez hérité ce nom de vos aîenx ; Mais s'il vous étoit cher, vous le rempliriez mieux. pohp4b. Je crois le bien remplir, quand tout mon cœur s'applique

Aux soins de rétablir un jour la république. (Sert., m, 1.)

Croissez pour voir sous vous trembler la terre et l'onde ;

Un grand prince vous laisse un grand nom à remplir.

Et ce que se promit sa valeur sans seconde,

C'est par vous que le ciel réserve à l'accomplir. {Sonnet, à M" de Guise.)

— remplir sa naissance, répondre à sa naissance :

S'il m'aime, il doit aimer cette digne arrogance

Qui brave ma fortune et remplit ma naissance. (Penh., i, 1.)

— se remplir de sa félicite, s 'en enivrer et en faire tout son objet :

Que se tiendroit heureux un amour moins sincère,

Qui n'auroit autre but que de se satisfaire,

Et qui se remplir oit de sa félicité.

Sans prendre aucun souci de votre dignité ! {Sert., iv, 2.)

RENAITRE, fig. renaître jusque-la que, reprendre ses premières vertus au point de :

Non que si jusque-là Rome pouvoit renaître

Qu'elle fût en état de se passer de maître,

Je ne me crusse digne en cet heureux moment

De commencer par moi son rétablissement;

Mais cet empire immense est trop vaste pour elle. (Oth., m, 3.)

RENARD, rendre martre pour renard, duper, attraper :

Le divertissement serait rare, ou je meure,

Et je voudrois qu'elle eût ce talent pour une heure,

Qu'elle pût un moment vous piper en votre art,

Rçndrc conte pour conte, et martre pour renard. (Le Ment., m, 4.)

RENCONTRE, avec le masc. :

A. ne vous rien celer, je ne suis point fâché de n'être point à Paris en ce ren- Mftfr*. où je me verrais dans la nécessité de désobliger un des deux. (Lett. à JL tabbé de Pure, 12 mars 1650.) .'. .

Nous ne citerons point d'exemples semblables ; on en trouve dans plusieurs dictionnaires.

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