‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 58 sur 743 · AUTANT · texte numérisé non relu

AUTANT

— d'autant, avec (tan tant plus pour relatif

Je i^i donné lu rie et tu me rends ma gloire;

fit d'autant que l'honneur m'est ptu* cher que le jour,

D'autant pim maintenant Je te àoil de retour. {U Cîd, m, tt.J

— autant que, ALTAMt employa comme autant, autant;

Autant que y vus de peine ft l'éteindre en naissant,

Autant me il faudra- 1- il ,i la faire reiiallre. {La Gai. du Put,, RI, 10

J'ai précipita ma rccorm> i md j'ai considéré qu'autant que je ta diftV ■

rcroit peut m'en lOgttifltf plus dignement, raml je demeurerais dan* le» apparence* d'une ingratitude inexcusable envers vuus. [lier (util, Ep. an chific

fSéfuier.J Autant que sa fureur s'est immolé de têtes* ^uftfirt dessus La sienne ÏJ cML voir de tempêtes. [Mitf^ l, 1 .)

Cette forme a été longtemps tres-usitêe et est encore indiquée dans les diction 1^ ires :

autant que Ja face de la rdptiLMqua paruîssoit belle au dehors par m OU qiétes, uitto/i/ ëtoiMvIle défigurée par L'ambition deauîdunnât! de ■ ses citoyens ci par ses guerres intestines. (Ëusa*, J/ui. «niu,, Iri p., 9* ép,) — Autant qu'on doil mépriser le* mauvais poètes, uututtt duii-un admiîer et chérir un grand |

. tcii. à fAcad*, v.) — Aataut que la terre de Chypre nom a voit paru négligée et inculte, au ta tu celle de Crète se mcniroit fertile et ornée de tou* le* fruiïs p*r le travail de |«t habitants. (ld , TêUm,t w) — Autant ^ae r.eui qui s'enchaînent eux- munies par lenrs passions sorti misérables, autant ceux que Dieu prend plaisir à enchaîner de ses propres mains sont-ils libres et beureu\. Id., Itutrua. €t av.) — Autant qu'une paix sincère , entière et durable,, qui mette la saine doctrine en pleine sécurité, ■*! l'objet do tous mes désirs; autant une paix fausse, une denù-paix, une paix superficielle , qui augmente la eonla^nm eu In rouvrant, nie parofl odieuse ei détestable, [ïd ., Lttt,, à Le Tell., 17 nsji 1714} — Autant qut je désire la véritable paix, autant ai-je d'horreur pour la fausse. (Id., ibïd.. à M. de Roh., 27juill. 1714.}— Autant q«/jc cherche avec empressement la société de vos serviteurs, autant je me dérobe à celle des hommes livrés au monde et à leurs passions. [Mass., l'araphr. mur. du l's. xv.) Libre d'ambition, simple et sans artifice, Autant que tu hais l'injustice, Autant la vérité le plaît. (Rac, Cunt., i.)

Autant que les Romains avoient négligé l'art militaire, autant les Perses l'av oientils cultivé. (Moxtesq. , Grand, des [loin., c. 21.) — Autant que le véritable homme de lettres duit applaudir aux pensées ou aux opinions d'autrui quand elles le méritent, autant lui convient-il peu de n'en être que stupide sectateur. (Girard, Princ. de la long, fr., 1er dise.) — Autant que la réalité est au-dessus de la figure , autant que l'Église l'emporte sur la synagogue, autant que le sacerdoce de Jésus- Christ est plus auguste que celui d'Aaron , autant que les sacrements de la loi nouvelle sont plus relevés que les cérémonies de la loi ancienne, autant les ministres chrétiens doivent être plus parfaits que les ministres judaïques. (La Luz., Cous, sur Cétat eccl., p. 70, éd. 1809.)

Plus anciennement on disait de même, autant que, d'autant :

Autant que ie m'estois ietté en avant, ie me relance (fautant en arriére. (Mont. , tu., n, 12.)

Page 1