RÉTRACTER. — RÉTRIBUTION
Ita trois frères, qui est coupée très-heureusement pour laisser Horace le père &aas la colère et le déplaisir, et lai donner ensuite un beau retour à la joie dans le ^Utriéme. {Exam. oVHor.)
— Corneille offre, dans un sens analogue, une belle et vive alliance de mots :
Ridicule retour d'une sotte vertu. {Rodog., y, 1.)
Nos grands écrivains présentent d'autres emplois frappants de ce mot qu'on peut rapprocher de celui qu'en a fait Corneille :
Betours importuns de l'habitude. (BouBb., Serm. sur lafréq. cornm., h.) — Par Wk retour heureux de courage et de vertu. (Napoléon, dans les Mém. de M. de
— retour, changement, vicissitude, funeste retour :
Hais comme la fortune est souvent journalière,
Il en faut redouter de funestes retours,
Ou se mettre en état de triompher toujours. (La Tois. d'or, i, 2.)
— mettre a retour, obliger à payer de retour :
En quoi que mon service oblige votre amour,
Vos seuls remerciements me mettent à retour. {La Veuve, v, 1.)
Si ces brûlants désirs, qui vous sont ordinaires,
Vous donnent quelque espoir de me mettre à retour,
Croyez-moi, cent soupirs souvent ne pèsent guère,
Et n'emportent qu'à peine un demi-grain d'amour.
(T. Corn., L'Amour à la mode, i, 1 )
RÉTRACTER une offre, la retirer, la désavouer :
Et nous craignons de plus une amante irritée
D'une offre en moins d'un jour reçue et rétractée. (Oth.t iv, 1.)
RETRAITE, faire la retraite, comme on dît faire retraite, pour signifier se retirer :
Je t'attendois, ami, pour faire la retraite. (La Suiv., i, 7.)
— De même, faire sa retraite :
Ce n'étoit qu'un prétexte à faire sa retraite. {La Gai. du l*al.t ni, 9.)
RÉTRIBUTION, au plur., dans le sens de récompense, de retour :
C'est à cette extraordinaire et admirable piété, madame, que la France est redevable des bénédictions qu'elle voit tomber sur les premières armes de son roi; les heureux succès qu'elles ont obtenus en sorît les rétributions éclatantes, et des coups du ciel, qui répand abondamment sur tout le royaume les récompenses et les grâces que Votre Majesté a méritées. [Pol., A la reine régente.)
Tel qu'à celle (la table) d'un roi se sied un mendiant.
Qui n'ayant rien d'égal à de si hautes grâces,