‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 625 sur 743 · SUBORNER. — SUBSTRACTION · texte numérisé non relu

SUBORNER. — SUBSTRACTION

Corneille écrit aussi quelquefois soubmission et soumission. Soubmission est la forme employée par d'Urfé :

Ma soubmission ne te doit pas moins esmouvoir au pardon que mon offense inconnue au chastiment. [VAsirie, n, 8.}

SUBORNER, séduire. Emploi particulier et très-beau, suborner LA GLOIRE D'UN GUERRIER :

El quant à ces guerriers, que nos dieui tutélaires

Au salut de l'État rendent si nécessaires,

Si pour les obliger à vivre mes sujets,

Il n'est point dans ma cour d'assez dignes objets,

Si ce nom sur le front jette tant d'infamie ;

Que leur gloire en devienne implacable ennemie,

Subornons celle gloire, et voyons dès demain,

Ce que pourra sur eux le nom de souverain. [La Toi», d'or, 1, 2.)

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