SUBORNER. — SUBSTRACTION
Corneille écrit aussi quelquefois soubmission et soumission. Soubmission est la forme employée par d'Urfé :
Ma soubmission ne te doit pas moins esmouvoir au pardon que mon offense inconnue au chastiment. [VAsirie, n, 8.}
SUBORNER, séduire. Emploi particulier et très-beau, suborner LA GLOIRE D'UN GUERRIER :
El quant à ces guerriers, que nos dieui tutélaires
Au salut de l'État rendent si nécessaires,
Si pour les obliger à vivre mes sujets,
Il n'est point dans ma cour d'assez dignes objets,
Si ce nom sur le front jette tant d'infamie ;
Que leur gloire en devienne implacable ennemie,
Subornons celle gloire, et voyons dès demain,
Ce que pourra sur eux le nom de souverain. [La Toi», d'or, 1, 2.)