TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT
TREMBLEMENT, en t. de musique :
Qu'il ail sur chaque ton ses rimes ajustées.
Sur chaque tremblement ses syllabes comptées. {Excuse* à Arisu,)
TREMBLER a, suivi d'un infinitif:
Mais, hélas ! cher ingrat, adorable parjure,
Ma timide voix tremble à te dire une injure. (CMt.* i, 1.)
Tous voyez que je tremble à vous le déclarer. [Oth., v, 6.)
Yoilà tous les efforts qu'enfin j'ai pu me faire.
Tout ingrate qu'elle est, je tremble à lui déplaire. \Pcrth., n. 3.)
BÉBÉNici. Ne dit-on rien de plus ?
PHiLOit. Ah ! madame, je tremble
A vous dire encor... [Tue et Bér., n, 3.)
Et c'est par là. d'abord, que vous pourrez juger
D'un amour dont son cœur tremble à se dégager. (T. Corn., Pyrrh., m, 3.)
C'est par cette raison qu'à l'accepter, je tremble.
(Boissy, L'Époux par supercherie, î, 6.)
— trembler, en parlant du cœur, avec le nom de la personne pour rég. indir. :
Eh quoi ! le cœur te tremble? {L'Illus. corn., iv, 2.)
TREMBLOTANT, fig., pour signifier, en balance, incertain.