‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 666 sur 743 · TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT · texte numérisé non relu

TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT

TREMBLEMENT, en t. de musique :

Qu'il ail sur chaque ton ses rimes ajustées.

Sur chaque tremblement ses syllabes comptées. {Excuse* à Arisu,)

TREMBLER a, suivi d'un infinitif:

Mais, hélas ! cher ingrat, adorable parjure,

Ma timide voix tremble à te dire une injure. (CMt.* i, 1.)

Tous voyez que je tremble à vous le déclarer. [Oth., v, 6.)

Yoilà tous les efforts qu'enfin j'ai pu me faire.

Tout ingrate qu'elle est, je tremble à lui déplaire. \Pcrth., n. 3.)

BÉBÉNici. Ne dit-on rien de plus ?

PHiLOit. Ah ! madame, je tremble

A vous dire encor... [Tue et Bér., n, 3.)

Et c'est par là. d'abord, que vous pourrez juger

D'un amour dont son cœur tremble à se dégager. (T. Corn., Pyrrh., m, 3.)

C'est par cette raison qu'à l'accepter, je tremble.

(Boissy, L'Époux par supercherie, î, 6.)

— trembler, en parlant du cœur, avec le nom de la personne pour rég. indir. :

Eh quoi ! le cœur te tremble? {L'Illus. corn., iv, 2.)

TREMBLOTANT, fig., pour signifier, en balance, incertain.

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