TRANSI. AVOIR LE COEUR TRANSI DE CRAINTE QUE... NE
Et y ai le cœur transi De crainte que quelqu'un ne te découvre ici. {La PL Roy., m, 6.)
TRANSMETTRE a la vie, pour signifier donner la vie, donner le jour :
Pour moi, qu'un sang moins noble a transmis à la trie,
Je n'ose m'éblouir d'un peu de nom fameux,
Jusqu'à déshonorer le trône par mes vœux. {Sert., n. 2.)
TRAVAILLER pour, fig., avec un nom de chose pour sujet, contribuer à l'avantage de :
Prends Corbie, Espagnol, prends-la, que nous importe? Tu la rends à mon roi plus puissante et plus forte Avant qu'il en ait pu concevoir quelque ennui. Ton bonheur sert au sien, et ta gloire à sa gloire; Et s'il t'a, par pitié, permis une victoire. Ta victoire elle-même a travaillé pour lui.
(Inscript, mises sous des estampes, xvu. La reprise de Corbie.)
— travailler (se) a quelque chose, se fatiguer, s'épuiser pour l'approfondir :
Le pouvoir souverain de cet absolu maître.
Que ne peuvent borner ni les temps, ni les lieux,
Opère mille effets sur terre et dans les cieux,
Que l'homme voit, admire, et ne sauroit connottre.
Plus l'esprit s'y travaille, et plus il s'y confond. (/mil., iv, 18.)
TRAVERS, subst., se laisser emporter a des travers d'auteur :
Quoique vous nommiez folies les travers fauteur où vous vous êtes laissé emporter. (Leit. apologétique.)
— travers, subst., traversée :
Célidée et Hippolyte sont deux voisines dont les demeures ne sont séparées que par le travers d'une rue. {Exam. de la Gai. du Pal.)
TRAVERSER, se traverser le sein, se percer le sein :
Se saisit du poignard ; et, de sa propre main,
A nos yeux, comme lui, s'en traverse le sein. (OEd., v. 8.)
TRÉBUCHER, en parlant de l'orgueil, descendre de sa hauteur, s'abaisser :
De qui se rend trop tôt on doit craindre une embûche,
Ce n'est pas tout d'un coup que tant d'orgueil trébuche. (Rodog., iv, 5.)