YEUX. — ZELE
— t, en cela :
C'est assez mériter d'être réduit en cendre,
D'y voir réduit tout l'isthme, afin de l'en punir,
Et qu'il n'empêche plus les deux mers de s'unir. [Méd.t i, 4.)
YEUX, honorer de ses yeux, honorer de ses regards, de sa ^présence:
C'est un pénible ouvrage D'arrêter un combat qu'autorise l'usage.
Que les lois ont réglé, que les rois vos aïeux Daignoient assez souvent honorer Je leurs yeux. (D. Souche, n, 1.)
— mes yeux, pour dire ma présence :
Pourrez-vous l'épouser dans quatre jours? 0 cieuxt
Dans quatre jours ? seigneur, y voudrez-vous mes yeux ? {Tiu et B4r.t m, 5.)
ZÈLE, avec le pluriel, dans le sens de personnes zélées :
Aux zèle» indiscrets tout parott légitime. (Tite et Bir.t v, 5.)
Zèle, dans diverses nuances de signification, se trouve souvent avec le pluriel :
Prenez en gré, princesse, les bons telles
De l'entreprinse aux quatre damoiselles. (Cl. Marot, Êpiyr., v, 1.)
Les plus passionnez qui ont gémi, fidelles,
Des vices de leurs rois, punis de leurs bons zèles,
Ont esprouvé le siècle ou il n'est pas permis
D'ouvrir son estomac à ses privez amis. (D'Aobigné, Trag.t n.)
Toutes les autres religions soulèvent contre la nature des craintes superstitieuses, ou des zèles furieux, tantôt pour sacrifier ses enfants, comme Agamemnon , tantôt pour se dévouer soi-même, comme Décie. (St-Ëvbem., heu. à M. de Créqui.) — C'est ce qui oblige aussi les ministres de l'Église de modérer les zèles trop humains que des personnes conçoivent pour eux. Car ces zèles indiscrets sont des sources d'une infinité d'inconvénients. (Nicole. Cont. des Ess.t sur l'Évang. du 4* dim. du car.) — Parce qu'il a vu souvent des zèles déplacés, il ne lui en faut pas davantage pour conclure qu'il n'en est point de solide et de véritable. (Mass., Confér., Conduite des clercs dans le monde, 1" réflex.)