‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 695 sur 743 · VRAI. — Y · texte numérisé non relu

VRAI. — Y

— voulu, part, amant mal voulu, amant dédaigné :

Un amant mal voulu ne pouvoit se montrer de bonne grâce i sa maîtresse, dans le jour qui la rejoignoit à un amant aimé. {Examen d'Horace.)

VRAI, de vrai, à la vérité :

| C'est lui-même, de vrai. (£&•> i. 9.)

i Ab ! Dieu ! que c'est un cajoleur étrange !

j Ce fut paisiblement, de vrai, qu'il m'entretint. (La Veuve, i, 3.)

! Ce qu'elle me disoit est, de vrai, fort étrange. (Le Ment., v, 6.)

j 11 confesse, de vrai, qu'il a peu vu la ville,

{ Mais il se l'imagine en beautés fort stérile. (Suite du Ment., îv, 2.)

j De vrai, sans votre appui je serois fort à plaindre. (Serf., iv,3.)

I VRAISEMBLABLE, substantif, vraisemblance, l'exacte vrai-

semblable :

C'est une incommodité de la représentation qui doit faire souffrir quelque ! manquement à V exacte vraisemblable, (Exam. dOEd.)

TOE, pour regard, dédaigneuse vue, regards dédaigneux :

Et si j'ai des rivaux, sa dédaigneuse vue

Les désespère autant que son ardeur me tue. (La PI. Boy., i, 4.)

Y, pour auprès de lui :

Je vois ce qu'il prétend auprès de l'empereur.

De ce qu'il me demande il m'y feroit un crime. (Po/., v, 1.)

— y, à lui, à elle :

Qu'il se donne à Mandane, il n'aura plus de crime. eubidicb. Qu'il s'y donne, madame, et ne m'en dise rien. (Sur., rv, 2.)

— y, employé comme un datif, pour représenter un nom de chose précédemment exprimé :

Ici l'bonneur m'oblige, et j'y veux satisfaire. (PoL, nr, 6.)

Dure à jamais le mal s'il y faut ce remède ! (Hor.y i, 3.)

— y, dans cela :

Bien n'y contredit l'histoire, bien que beaucoup de choses y soient ajoutées. (Exam. de Cift.)

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