ECHAPPER
dans le sens d'accorder la permission de, d'autoriser à, ajouta les suivants, d'une époque plus ancienne :
El vous ditpencera De faire ce qu'il vous plaira.
(Gringorb , Le Jeu du Prisée êês &>*, Stttfe.) M. le légat y ayant un peu songé, il dispensa aussy tost un chascun <f en manger. (Brant., Grandi CapU. estrang., i, 8.)
— se dispenser a, se livrer, se laisser aller à. Ajouter cet exemple de Corneille :
J'élirois plutôt le tombeau, Que ma volage humeur se dispensât au change.
{Pois, div., fiial , Tyrtte} ûrtfcte.)
On lit à la page 206 du tome II de notre Lexique :
Clément Marot offre un exemple semblable de dispensé pour autorisé. #
Corriger ainsi :
On trouve, dans un contemporain de Clément Marot, un exemple de être dispensé, pour être autorisé :
Or donc puisqu'il a commencé
Sans avoir été dispensé,
Sagon n'a eu tort de respondre
Pour telles injures confondre. (Resp. à fÉpist. de cettuy qui ne s'est point nommé, adressée à Marot, à Sagon et à La Hueterw, à la sttflfe des GÊksv. de Cl. Marot, édit. de Le Duchat, 1731.)
ÉCHAPPER, v. a., éviter :
A peine y sauroit-on faire une promenade Qu'on n'en pousse quelqu'un (lièvre) devers la palissade, Où, par divers endroits pratiqués à dessein, Aisément du chasseur il échappe la main.
(Poés. div., Le Presbyt d'Héoouv.;
Cette signification* est très-ordinaire et très^connue; mais4 Corneille a encore employé échapper activement, d'une manière très particulière, pour signifier être omis dam :
C'est un plaisir de voir les soins de la nature Fournir dans oet étang diverse noucriture
EGÀÏ ENTREE. 487
A tons ces animaux d'espèce si divers,
Dont les noms que j'ignore échapperont met vert.
(Pofe.-rftiu.LePfesbyt. dfHénoav.)
ÉGAL, a l'égal db* autaat que, aussi bien (|ue.
Ajouter :
Un contemporain de Corneille a dit de même :
Et comme au monde il n'est rien qui luy plaise
Ny qui la touche à Vetgal des esprits
Qui de l'honneur sont ardemment épris. (Sf-AMANT, Epitt. dbertîf.)
ÉLECTION, choix, en général.
Cette signification se rencontre encore au dix -huitième siècle :
... Que mon intérêt ou- mon amour- propre <!ùt me décider en faveur du mal; que Y élection que j'étais la maltresse de faire ne dût jamais être connu*. (M™ Riccob., Lett. de Fanny Butlerd, xvi.)
ENDURER, pris absolument, s'employait très-bien, avant Corneille, dans le genre noble :
Assez et trop, helas ! f endure l Assez et trop ma peine est dure 1
(Roits., Od., Odes retranchées, Bibl. elsev., t. u, p. 474.)
Et dans le style soutenu :
Signaler la calamité d'un siècle où le bon endure comme le mauvais, sous un faux prétexte de justice. (Pasq., Pour par Ur de la loy*\
ENTREPRENDRE quelqu'un, chercher à entrer adroitement dans feon esprit, pour l'amener à ce que l'on veut ; tâcher de le gagner, de le séduire.
Aux nombreux exemples que nous avons rapportés, ajouter celui-ci du neveu de Corneille :
Son zèle et sos soins eurent beaucoup de succès; il ne manqnoit point les gens qu'il cnireprenoit) à moins que ce ne fussent des philosophes endurcis dans d'autres systèmes. (Fonten., Éloge det Acad., Carré.)
ENTRÉE, dès l'£ntrée, abs. , comme d'entrée, dans le sens
dte d'abord, tout aussitôt.
Ajouter cet exemple d'un contemporain dfe Corneille :
Gadagne avoit mécontenté dte l'entrée la plupart des officiers, en exécutant avec sévértté et rigueur les ordres qu'il avoit reçus de ne laisser embarquer pour soldats que des gens de servicei (Pbluss., Bitt. de Louit XiV> liv. u, 1664%)