‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 740 sur 743 · SURPRIS. — TRAFIQUER · texte numérisé non relu

SURPRIS. — TRAFIQUER

SURPRIS, employé subst. faire le surpris :

Vous pourriez hasarder un moment de visite

Pour voir si ce retour est sans l'aveu de Tite,

Ou si c'est de concert qu'il a fait le surpris. ÇRu et Be>., h, 7.)

— De même, faire les surpris :

Rien ne vous sert ici défaire Us surpris. [Rodog., u, 3.)

TALON, jouer des talons, comme jouer des jambes, s'enfuir :

C'étoit fait de ma vie, ils me tratnoient à l'eau,

Hais sentant du secours ils ont craint pour leur peau,

El jouant des talons ions deux en gens habiles,

Ils m'ont fait trébucher sur un monceau de tuiles. {Suite du Menu, tv,7.)

TERME, se maintenir aux termes de, suivi d'un adjectif, se maintenir aux termes d'insensible, se maintenir dans les bornes de l'insensibilité :

Mon cœur jusqu'à présent à l'amour invincible,

Ne se maintient qu'à force aux termes dinsensible%

Tout autre que'Tircis mourroit pour la servir. {Mil., i, 3.)

TOURNER en fuite, comme mettre en fuite.

Ajouter :

Cette manière de dire était fréquemment employée par les meilleurs prosateurs du seizième siècle :

Les barbares ayons esté rompus et tournez enfuitte. (Amtot, Vies, Aristides.)

Et avec le pronom personnel :

Quoy voyans les autres Perses se tournèrent incontinent en fuitte. (Amtot, Y tes, Aristides.)

TRAFIQUER de quelque chose, en faire le trafic, le commerce

Depuis, il trafiqua de chapelets, de baume,

Vendit du milhridate en maître opérateur. (L'Illus. coin., î, 3.)

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