SURPRIS. — TRAFIQUER
SURPRIS, employé subst. faire le surpris :
Vous pourriez hasarder un moment de visite
Pour voir si ce retour est sans l'aveu de Tite,
Ou si c'est de concert qu'il a fait le surpris. ÇRu et Be>., h, 7.)
— De même, faire les surpris :
Rien ne vous sert ici défaire Us surpris. [Rodog., u, 3.)
TALON, jouer des talons, comme jouer des jambes, s'enfuir :
C'étoit fait de ma vie, ils me tratnoient à l'eau,
Hais sentant du secours ils ont craint pour leur peau,
El jouant des talons ions deux en gens habiles,
Ils m'ont fait trébucher sur un monceau de tuiles. {Suite du Menu, tv,7.)
TERME, se maintenir aux termes de, suivi d'un adjectif, se maintenir aux termes d'insensible, se maintenir dans les bornes de l'insensibilité :
Mon cœur jusqu'à présent à l'amour invincible,
Ne se maintient qu'à force aux termes dinsensible%
Tout autre que'Tircis mourroit pour la servir. {Mil., i, 3.)
TOURNER en fuite, comme mettre en fuite.
Ajouter :
Cette manière de dire était fréquemment employée par les meilleurs prosateurs du seizième siècle :
Les barbares ayons esté rompus et tournez enfuitte. (Amtot, Vies, Aristides.)
Et avec le pronom personnel :
Quoy voyans les autres Perses se tournèrent incontinent en fuitte. (Amtot, Y tes, Aristides.)
TRAFIQUER de quelque chose, en faire le trafic, le commerce
Depuis, il trafiqua de chapelets, de baume,
Vendit du milhridate en maître opérateur. (L'Illus. coin., î, 3.)