‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 742 sur 743 · UN. — VEFVE · texte numérisé non relu

UN. — VEFVE

UN. l'un ni l'autre, comme ni Vun ni l'autre.

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On a dit avant Corneille :

Aussi que tun ni Vautre prince ne pourroit pas cy après faire traitté ny alliance avecques aucun autre prince, potentat, ou communauté, sans le sceu et associement l'un de l'autre. (Mart. ou Bellay, Mim.t 1. iv, f° 99, r>, éd. 1572.)

VAINCRE, avec un nom de chose pour sujet, l'emporter sur, faire surmonter :

Que la vertu du fils, si pleine et si sincère,

Vainque la juste horreur que vous avez du père. (Héracl., î, 4.)

— vaincu, subst., avec un pronom possessif:

Sylla, ni Marius, N'ont jamais épargné le sang de leurs vaincus. {Sert., i, 1.)

« On ne dit point mon vaincu, comme on dit mon esclave, mon ennemi, » observe Voltaire.

On ne le dit point; mais Corneille n'a-t-il pas pu le dire ? VEFVE, pour veuve.

Corneille, qui a fait une comédie de la Vefve, écrit toujours ainsi. Cependant Va u gelas dit, conformément à la pratique de Malherbe :

« Il faut écrire veuve ou veufve, et non pas vefve, comme on dit en plusieurs provinces de France; car on dit au masculin veuf, un homme veuf, et non pas vef, et ainsi au féminin il faut dire

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