‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 743 sur 743 · VOILE · texte numérisé non relu

VOILE

veuve ou veufve, qui rime avec neuve et fleuve, et non pas trefve.

€ H. de Malherbe,

0 combien lors aura de veuvet La gent qui porte le turban !

Que de sang rougira les fleuves Qui lavent les pieds du Liban 1

« On conserve 1'/ à veuf, mais je crois qu'il la faut ôter à t> et à veuvage. Quelques-uns écrivent encore veufve, mais peu é vent veufvage. »

VOILE, s. m., pour désigner la voile d'un vaisseau.

Voile, dans cette signification, se rencontre au mascul même après Corneille; nous l'avons montré. Cependant V gelas s'était prononcé pour le féminin , quoiqu'il c vtt une i nité de gens qui faisoient ce mot masculin, et disoient il j caler le voile, les voiles enflez. » [Remarque CCCCXXXII.)

Th. Corneille ajoute plus affirmativement :

c On dit caler la voile, et non pas le voile; les voiles enflées le vent, et non pas enflez. En ce sens il est toujours féminii

D'ailleurs, les bons auteurs du seizième siècle le faisaient ei mêmes habituellement féminin :

Recouldre et rapiécer les vieille* voylet. (Guill. du Bellay, ProL. des Ogdoat

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