‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 99 sur 743 · HO CENT. — CERVELLE · texte numérisé non relu

HO CENT. — CERVELLE

CENT, pour un nombre indéterminé , en parlant de choses morales :

Et si votre vertu pou voit croire mes larmes,

Vous nous épargneriez cent mortelles alarmes. (CEd., iv, 2.)

En vain pour me soumettre à ses lâches efforts,

Mon âme a secoué le joug de cent remords, {Sert., i, 1.)

Quand cent troubles m'agitent, Que la haine, l'amour, l'honneur me sollicitent, Qu'à l'ardeur de puuir je m'abandonne en vain, Hélas! suis-je en état de vous donner la main? (Sur., u. 3.)

CERTAIN, au certain, employé comme une sorte de locution adverbiale, pour signifier, d'une manière certaine :

Il ne t'est pas aisé de juger au certain

Quel esprit meut ton âme, ou ta langue, ou ta main. (fmif., tu, 15.)

On a dit d'une manière analogue, pour tout certain :

En doulx regard, en parolle et faconde,

Pour tout certain, je ne sçay la seconde;

Et qu'ainsi soit, je le dis et souslien. (R. de Coller, Épist.% v

Pour tout certain, en un mot résolu,

D'aller vers vous j'eusse faict mon debvoir ;

Mais l'accident m'a gardé de vous veoir. (ld., Épist. à cert. dames.)

CERVELLE, mettre en cervelle, inquiéter, tourmenter :

Ta curiosité te met trop en cervelle» [Mil., i?, 1.)

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