‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 1 sur 596 · M DCCC XCVI · texte numérisé non relu

M DCCC XCVI

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LEXIQUE

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Dadais.

Le fils du gentilhomme de notre village ... est . . . le plus sot dadais que j'aie jamais vu. — Bourg. gerU.y Ql, i5i.

Enfin , Salmacis connoissant

Que ce grand dadais innocent

N'estoit pas en humeur de rire,

Luy dit : Dequoy vous sert, beau sire.

De résister à mes ébats? - Richbr, Ovide bouffon, 1663, p. 44 1.

Je vais vous raconter cela bien mieux que mon maître, car, entre nous, c^est un dadaU. - Rkg9ARD, Filltt err., I, 11.

^ En 1611, Gotgrave admet le mot dadée dans le sens de bavardages, jeux d*enfant; soufiTrir à un enfant toutes ses dadéet, c'est le gâter {to cocker); le mot ne reparait plus cni^cn 1 64 a , dans les Rech, iial,'-Jranç, de César Oudin , puis , en 1 660 , dans le Diction. franç.-iUxL de Duez, et dans le Trés,franç,~ê8p. d^Ant. Oudin ; l'un et Tautre font précéder dadée de dada et de dadau ou dadifle,

1** Diction, franç.'ital, : dada, parole enfantine pour dire un cheval; — dadée, bamU' neria, enfantiUage; — dadaie ou dadifle, minckione, c*est-à-dire badin, sot ou niais.

9* Diction, franç.^eep. : dada, mot d*enfant : cheval; — dadée, mineria, enfantillage; — dadaie ou dad^le, deeaiinado, c'est-à-dire désagencé, lourdaut, midadroît, inepte, messéant, sot. . .

Le Dictionnaire de TAcadémie, dans sa deuxième édition (1718), admet, avec le sens de niai», ce même mot qui ne parait ni dans Richelet (1680 et 1719)9 ni dans Furetière (1690), ni dans sa première édition (1694), ni même plus tard, en 1783 , dans le Diedon. de Trévoux,

Dam, préjudice; on prononçait dan.

62/1 Voilà le nœud secret de toute Taventure; A votre dam. - LEt.y II, U.

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