DAM
Et quoy, Berger, dit Gorylas, donnez-vous de cestc sorte congé à la belle Phills?. . . — A son dam, répondit Hylas tout froidement; pourquoy u*est-ellc pas • aussi belle qu* Alexis? - D^Urp^, L'Attrée, i6i4, n,p. 766.
9i5 Le succès de leurs entreprises, De qui deux provinces conquises.
Ont déjà fait preuve à leur dan, . . .
De Phaëton en TEridan. - Mâlh., 1, 55.
Si vous vous êtes md expliqué, ce sera à votre dam. - Id., IV, 5o.
1&53 Adieu, soûle à ton dam ton curieux désir. - Gork., Mélite, V, 1.
En 1 660 , ComeiUe a remplacé ce vers par le suivant :
Contente à ses périls ton curieux désir.
Un homme joué,. . . et j'ay regret qu'il perde ou qu'il gaigne : ne suis-jc pas bien sot? A son dam, s'il en tient; si non, grand bien luy fasse.
Gbapblaix, Trad,de Guzm, d'Alfar,, i63o, III, p. i5a. - Cf. lo., ibid., p. ^19 et 46i.
Ha I bons dieux, qu'à mon dam je crains d'avoir appris Quels sont les rets subtils de l'enfant de Cypris !
J. DE ScHBLAiiDRE, Tyr et Sidon, IV, 7.
S'ils nous trompent, à leur dam,
SAiicT-AMiiTT, Œuvr., bibl. elzév., II, p. /i5i. - Cf. Id., p. 359-36o.
i35 Saint-Maigrin a pris l'Isle-Adam, Où dix-huit hommes à leur dam Ont esté, si je ne m'abiize.
Occis à grands coups d'arquebuze.
LoRET, Muze hiitor., la mai iGSa.
310 S'ils ne s'apointent, à leur dami - Id., ibid,, 10 juillet i665.
0 métail, roy des métaux,
Faut-il qu'au temps où nous sommes,
Tu sois aussi roy des hommes.
Ou que pluslost, à leur dan,
Ib te facent leur tyran I - Brbbrup, Lucain trav., i656, p. 85.
Faire le Phaéton, c'est braver à ton dam,
FocQCBT, D. M. sonnet, à la suite de la Stimmmachie, ]656, p. /i3i.
88 C'est marché scur; il est fol; à son dam!
La FoifTAiiiB, V, p. 566 : Contes, IV, i5.
Celuy qui fait la guerre sous un voleur, la fait à ton dam,
Luther, trad. par Bossdet, HUt. des Var,, a in-/i% t688, I, p. a 9.
:(c Ménage, dans ses Obterv, sur Malherbe, p. 370, remarque que tr cette façon de parler a un peu vieilli». M. de Segrais, ajoute-t-il, s'en est pourtant servi dans le Portrait de Mademoiêelle :
La bergère à leur dan toujours si vigilante ;
Et Malleville, dans le Discours d^Armide à Daphnie, c'est-à-dire de la princesse de Conty au maréchal de Bassompierre :
Mais quand la Renommée à mon dam trop fidelle De sa captivité m'eut appris la nouvelle.