DOLÉANCES — DOMESTIQUE
Doléances, plaintes.
58 Que je n'entende plus vos sottes doléances. — Sgan., se. i.
Il n^y a rien parfois qui soit si touchant qu'un amant qui vient chanter ses doléances aux gonds et aux verrous de la porte de sa maîtresse. - Mal. imag.y i" interm., se. i.
Il mit fin à sa doléance, . . .
Et joignit les autres esprits.
SciiBOif, yirg' trav.y Paris, David, 1706; II, p. lào»
1 o3 Dès hier le sort fut finy De Madame de Manciny, Dont, sans mentir, la Cour de France Témoigne grande doléance. > Lobbt, Mute hUtùr,, 3o décembre ]656.
Jupin, touché de repentir
Par cette plainte et doléance.
Fut assez longtemps en balance. - Richib, Ovide bouffon, 1669, p. 9^*
L'ai-je dit que, pendant toutes ces doléances,
Madame sortiroit? - Montfledrt, Dupe de toi-même, I, 9.
Il faut aller plus loin porter tes doléances, - Id., Mari eane femme, lY, 8.
Domestique, qui vit dans la maison, habituellement ou même accidentellement.
Valère, domestique de Géronte.
Méd. malgré lui; Liste des personnages.
Cet ardent amour. . . vous a réduit pour me voir à vous revêtir ^^ l'emploi de domestique de mon père. - UAv., I, 1.
Vous vous comporterez doucement avec vos serviteurs. . . Ce sont hommes, ^ sont domeetiquet (en latin contubernalee), ce sont petits amis.
Malh., Il, 638 : Trad. de Sénique.
Qui est ccluy à la campagne qui se peut deflaire d*un fâcheux voisin dont il ^^ obsédé depuis le matin jusques au soir, d*un homme que la nécessité d^enlretî^'' ou la petite gloire d'être souffert d'une personne de la Cour, rendra votre domef" tique, et qui ne vous pourra parler d'autre chose que de son ménage, de ses chien^ ou de ses chevaux? - Sbgbais, Nouv, franc., i656; 1" Nouv., p. aao-aai.
* Un domestique n^était pas nécessairement un serviteur; c'était souvent un hôte. Le» grands seigneurs avaient presque toujours auprès d'eux des gentilshommes domestiqua j qui les accompagnaient pour leur faire honneur, ou qui leur servaient parfois d'intendants, de secrétaires. Ils vivaient sur un pied d'égalité avec la famille; tels étaient Chavaroche chez M*"* de Rambouillet , Racan chez le duc de Rcllegarde , La Chambre chez le chancelier Séguier, Daniel de Cosnac, qui devint archevêque d'Aix, chez le prince de Condé, Saint-Évremont chez le prince de Coudé, Gourvillc chez le duc de La Rochefoucauld, dont il épousa même ime sœur secrètement, enfin Tartuffe chez Orgon. Dans les gravures de Rrissart, qui accompagnent l'édition de 168a, et qui reproduisent, pour la