‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 117 sur 596 · DOR (DU) — DORER LA PILULE · texte numérisé non relu

DOR (DU) — DORER LA PILULE

bh Depuis un jour, j*ai certaine nouvelle Que votre époux, chez Janot le baigneur, Doit se trouver avecque sa danzeîle, - La Fort., IV, p. 68 : CorUn, I, i.

a 16 II monte en haut, et fait à la donzeUe

Son compliment, comme homme bien appris.

Id., IY, p. 358 : Contei, II, 5; - Cf. 1d., ibid,, p. 55, vers 638, elbo ibid,, p. 956, vers 176.

Eh I bien vous saurez donc que ladite donzêlle

Faîsoit la précieuse et la spirituelle. - Mortplbubt, Fem,juge et part,, IV, 3.

La donzeUe bientôt prendroit le mors aux dents. - Regnârd, FoL am., I, 3.

* Les dictionnaires antérieurs à Duez (1660), ou ne donnent pas le mot, on 1] donnent avec le double sens de souricière et de poitson. Duez note ce dernier sens, tpei* dipeêce, et y ajoute celui de Tital. donzella, qu*il marque d'une étoile comme (rsuranné* n*étant pas trde bonne mise», et qu^il traduit par «pucelle, fille à marier, demoisdle niî vante, nlle de chambre».

Dans Tusage du xvii* siècle, il ne désigne pas seulement une jeune fille, mais ur femme mariée ou veuve, une fenune quelconque, noble ou bourgeoise, avec un senspe bienveillant.

DOR(Du),deror.

II faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor son habit tout depis le haut jusquen bas. - D. Juan y II, 1.

7/16 II porte une jaquette à grand' basques plissées Avec du dor dessus - Misanth. , II, 5.

n faut que ce soit queuque gros Monsieu, car il a du dor à son habit depitf haut jusquen bas. - GhâmpmbslÎ, Fragm, de Molière, I, 3.

DORIÊNAVANT.

Et comme les naturalistes remarquent que la fleur nommée hélio trope tourne sans cesse vers cet astre du jour, aussi mon cœur dores en-avant toumera-t-il toujours vers les astres resplendissants de to yeux adorables. - Mal. imag.j H, 5.

9|e Thomas Diafoirus insiste lourdement sur cette forme ancienne de dorénavant, doi Tétymoiogie est d'ores en avant, de maintenant à plus tard. Il semble que ce mot était m vu des novateurs contre lesquels s^escrimait si vigoureusement M"* de Goumay; car é prend la peine de faire remarquer que trNos deux Prélats (le card. du Perron et Bertau évéque de Séez) ne s'espargnent point à mettre en œuvre tant dettue dessoubt, iiBir^ navant, mainte et maintes, tandis que nos antagonistes ne veulent que maint et mainte»* M"* DB GouBifiT, L'Ombre, 1627, p. 966.

Dorer la pilule , locution.

1913 Le seigneur Jupiter sait dorer la pilule, - Amph. , III , 1 o.

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