DORMIR — DOT
venances; dorleux, sensible à la douleur physique, douillet; dorloU ou derhtê, bijoax([Qe le futur donne à sa fiancée.»
On trouve un emploi assez peu intelligible du mot dordot dans V Ovide bouffon :
Portant des sabots et des gucstres,
Et vestu comme un gros Pâlot,
Tantost flustant ton dorelot,
Tantost d^une gaule d^erable
Chatouillant tes bœufs sur le rable. . .,
Tu passois tout doux une vie
A qui nul ne portoit envie. - Richbb, Ovide bouffon , 1663, p. aSo.
Dormir : contes \ dormir derout.
atc Voir t. I, p. 678, Conte en Vair, conte à dormir debout.
Dot, subst. masc.
1057 L'ordre est que le futur doit douer la future
Du tiers du dot qu'elle a. - Éc, des Fem., IV, 2.
Cest une raillerie, que de vouloir me constituer son dot de toutes te^ dépenses qu'elle ne fera point. - VAv,, II, 5.
Si bien que ce malin , ayant sçu qu'à des filles
Qui doivent leur naissance à d'honnêtes familles,
Crésus donne une dot pour les bien allier, ^
Je vous en oflre deux, prêtes à marier. - Bouesâult, Esope à la Cour,
Cesi un prodige que cette petite; son esprit est ion dot, - Str., IV, p. 666.
* Nicot (1606) écrit dost, ^m&sc,; Gotgravc (1611, i63a, i65o) dost et dot; Monet (1630, i636) dot; dans les Epithètet de M. de La Porte, dot n'est accompagné que d*adr jeclifs masculins : 9 dot nuptial, asseuré, féminin, pecunieus», etc.
1673. — (rii faut dire la dot et non pas le dot, comme dit M. de Vaugeias dans sa traduction de Quinte Curce, et M. d'Ablancourt daus tous ses livres. . . M. Patru, dans ses Plaidoyers, dit toujours la dote, par im e à la fin, et il soutient que c^est ainsi qu^il iaut paHer, n'y aiant aucun mot dans nostre langue terminé en ot qui ne soit masculin, à la réserve de Margot, M. Patru est un homme de grande autorité dans nostre langue , et je ne doute point que son autorité ne puisse, avec le temps, établir ce mot de dote (voir plus loin); mais cependant je suis d^avis qu'on continue à dire la dot.v - MiiiAGB, Obsert,, t. I, 167a, p. ia6.
1677. — I"® !*• Gaudin, dans son Diction, lat.-fr, ajoute aux noms de Vaugeias et de d'Ablancourt , qui ont fait dot masculin, ceux de Le Maistre (3* plaidoyer), La MotheLe Vayer le fils ( Trad. de Florus, I, 1), et l'aulcur du Traité des Droits de la Reine; le P. Gaudin n*en dit pas moins la dot,
1680. — Richelet écrit ; vdote, dot, subst. fém. La plupart écrivent ce mot sans e final, mais d'autres croient que, ne pouvant le prononcer sans e, il y en faut nécessairement mettre un en l'écrivant. Je serois volontiers du sentiment do ces derniers, sans néantmoins condamner ceux qui en useroient autrement. La dote est ce qu'on donne en mariage â une fille : «rUne dote avantageuse. - Patbu, Plaid., XVI, p. 536.»