DOUBLE
Et maintenant que je n^ay pas un double rouge, mes faveurs se sont esvaDOoies en fumée. - Labbivet, Tromperie», I, i.
Ils mettent la félicité du Paradis aux enchères, et vendent tous les biens de Tautre vie. . . pour tin double, - Le P. Garasse, Doctr, cur,, i6a6, p. 891.
Ce voyage me mit au blanc ; il ne me resta pas un double de ce que j^avois emporté de chez nous. - Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar,, i63o; III, p. 168.
Pour les habits que nous picorions . . . , il y avoit certains frippiers de cognoi»sance ausqueb nous les baiUions à vil prix; mais aussi n^y perdions-nous pas m» double. - Id., ibid,, III, p. i^6o-66i.
Il n*y a plus de Philippin pour tin double.
Comte DE CiAMAiL, Corn, dee Prov,, I, 7.
Hol que tu as un grand esprit! tu connois bien un double. - Id., ibid,, III, 7.
Il ne luy pouvoit bailler que cinq cens livres en doublée, et le reste en sols.
D^OuviLLE, Conte», 1666, édit. Jouaust, i883; I, p. sAa.
16/^ Il cajole des mieux, mais il n*a pas le double, - Cob»., Suite du Ment,, I, 9.
39 Gens qui ne valent pas un double.
Qui veulent pécher en eau trouble.
LoBET, Muze hietor., a 6 septembre i653.
167 Tay toujours plaint la pauvreté.
— Tenez, voua ma charité, Qui n^est que de quatre ou cinq double». - Lorbt, ibid., 16 juin 1669
Là, Tune mangeoit son potage;
L*autre rôtissoit en secret
Un misérable haran soret,
Avec un morceau de gras^louble.
Moins qu^on n^en auroit pour un double,
RicHBB, Ovide bouffon, 166a, p. 565.
Monsieur est libéral, mais il n^a pas le double,
Qdinault, Mère Coquette, III, 3; - Cf. Id., Le» Rivale», IV, 3.
Il faut, et sans crainte et sans trouble, Fermer Toreiile aux cris du peuple qui s'émeut. Et faire profiter jusques au dernier double
Au denier quatre, si Ton peut. - Montfledby, Gentilh. de Beauce, II, 5«
Oh I sans doute la Cour est ime grande école.
Tout s*y met bien en œuvre ; un double y vaut pislole.
Hactebochb, Bourg, de quai,, II, â.
Ce pescheur honneste homme et sans aucun talent Eut un fils vertueux , mais sans maille ni double,
Paequin et Marforio, Th. ital., 1701; t. VI, p. 517.
Une fugue, en musique, est un morceau bien fort Et qui coûte beaucoup. Nous n*avons pas un double,
Rrgnabd, Fol, am,, II, 7.
^ Le pont élevé par les administrateurs de rHôtel-Dicu, en 1 63i^, pour aller de la Citi à la rue de la Bûcherie, s'appelait Pont au double, parce qu'un piéton payait irn doubl pour le traverser.