‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 132 sur 596 · DRÔLE · texte numérisé non relu

DRÔLE

Bien peu s'en faut-i! qu'il ne Ta, Et son tirelire lan la Voudrait déjà faire le drôle.

RiGHER, Ovide bouffon, 1669, p. 363-96& - Cf. Id., ibid., p. Ail et 58s.

197 Un nommé Monsieur de la Vauve, Noble Breton, ou Diou me sauve, Fut Fautre jour, à peu de bruit, . . .

Attaqué par trois drâlei d'bommes.

LoRRT, Muiê hiitor,, 17 may 166&.

Votre Monsieur Le Blanc est un drôle de corps.

MoicTFLKiJRT, FUle capitaine, V, 3.

Vous savez que le Basque est un original . . .

Le drâle a de Tesprit, et même un peu d'étude.

Id. , Gentilh. de Beauce, I, 6 ; - Cf. Id. , ihid., II, 9 , et IV, 6 ; - Ambigu eem. 3' interm., se. 6; - Fem.juge et partie, II, 1, et FV, 3; - Dupe de toimême, V, 8.

Cette fnponne-là n^est pas prévenue de mon mérite. Je suis pourtant un dr6L avec les filles. - Regrird, Fillee err., I, 10.

Drôle, adj.^ plaisant.

Je n'ai jamais trouvé rien de si drôk qu'un tour qui vient d'êtn joué par un fib à son père, pour en attraper de l'argent.

Fourb. de Scap,, III, 3.

Gela est plaisant, oui, ce mot de mariage; il n'est rien de plus drôl pour les jeunes filles. - Mal. imag.y I, 5.

a 65 De plus, on m*a fait don encore D*un autre qui n'est pas pécore , Mais formé aun stile brillant, Et tout-à-fait drôle ei galant - Lorbt, Muze histor,, 6 nov. 1660.

(Philipin paroist avec un pouq)oint d'une façon, un haut de chausses de Tautre un canon à une jambe, et tout ce qui peut rendre ridicule une personne habillé de deux habits si différents) :

Obphisb. Qu'il est plaisamment accommodé I — Ldgilb. Ahl ma tante, il est plu droale que la Comédie. - Di Villibrs, Veng. de$ Marquis, i66U, se. 7.

Arg^liqob (Madeleine Béjart). Au lieu de se donner tout à fait à l'étude.

Pour plaire à ce bon père et plaider doctement,

II (Molière) ne fut au Palais qu'une fois seulement.

Cependant sçavez-vous ce que faisoit le droUef

Chez deux grands charlatans il apprenoit un rolle ,

Chez ces onginaux, l'Orviétan et Bary,

Dont le fat se croyoit déjà le favory. Elomibe (Molière). Pour l'Orviétan, d'accord; mais pour Bary, je nie

D'avoir jamais brigué place en sa compagnie.

Lb Boulanger de Cualussay, Elomire (Molière) hypocondre^ 1670 au /i* acte. Divorce com,, se. 9.

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