DRÔLERIE
D 8*agît d^un acteur.
Et d'un acteur encor tel que Test Élomire (Molière). — C'est-à-dire fort grand dans les pièces pour rire. Moyennant que le droUe en soit pourtant l'auteur; Car aux pièces d'autruy, je suis son serviteur. De sa vie il n'entra dans le sens d'aucun autre.
Lb Boulargbb db Ghaldssit, Elomire (Molière) hypocondre, 1670; au W acte, Divorce com,, se. U.
Élomire (Molière) à ces mots luy met en main sa bourse ;
Le Balafiré la prend, disant : «rJe suis votre ourse;
Suivei-moy lu Cela dit, le drolle fait le saut
De la fenestre en bas. L'étage est assez haut,
Quoyqu'il soit le premier : toutefois Élomire ,
Et c'est cecy, ma foy, qui m'a lé plus fait rire ,
Autant pressé de suivre un si grand conducteur
Qu'aveuglé de l'excès de sa mortelle peur.
Le suit si prestement , et par la mesme route ,
Qu'il tombe sur son guide ; il l'eust crevé sans doute ,
Si Doetre Balafré, plus dur que n'est le fer,
Ne l'eust d'un coup de reins fait retourner en l'air.
Elomire retombe , et soudain se redresse ,
Et gagne le taillis d'une belle vistesse. - Id. , ibid. , V, 3.
Mais vous vous êtes bien ennuyé. — Point du tout; Le moyen quand on voit des intrigues si drôles !
MoHTFLBURT , FtlU Capitaine, II, à\ -Cf. Id. , ilnd. , Il , 1 4 ; IV, a ; V, 6 ; - Grisp, gentilL, II, 5; - Amb. comique, 3* intcrm., se. 6.
♦ Voir Drôlerie.
Drôlerie.
Je voudrions, Monsieu, que vous nous baiilissiez quelque petite drôlerie pour la garir. - Méd, malgré lui, III, a.
Me ferez vous voir votre petite drôlerie? — Comment? quelle petite Mme? — Bourg. genU, I, 2.
En Homère, les plus grands seigneurs estrivont (disputent) ensemble, se tansaus l'un l'autre : tellement trempez de vin qu'ils jetteront quelquefois à la teste d'Ulysse un pied de bœuf. Quelle plus grande drollerie voudriez-vous?
GuiLL. BoDGHKT, Seréet , édit. Roybet, cbez Lemerre; I, p. 1/1.
Vous voulez remplir ce feuillet de drôleries , et redites ce mot par trois diverses fois, qui est un mot emprunté du cabaret. Vos drôleries sont de rechercher d'où viennent les mots de tintin, dindan , fricasser, et autres semblables.
Le P. Gabassb, Rech. des Rech. de M* Est. Pasquier, 1633, p. &00-&01.
Le secrétaire et quelques-uns qui le sçavoient se mirent à rire , en quoy Monseigneur s'apperceut que ç'avoit esté une drôlerie.
Chapelain, Trad. de Guzm. d*Alfar., i63o; II, p. 76.
'^ Le sens da mot drôle donnera le sens de drôlerie.
U mot drolle parait dans les Serées de Guill. Bouchcl en i556 : «rUne fesse tondue, un «roife, un franc-à-trippe veulent rire.» — En 1696, le Diction, des Rimes explique le mol éraule, sans doute alors peu connu : rtdraule; quelque niais qui toinberoit entre les